Afrique du Sud: le président Jacob Zuma appelle à l'unité au sein de l'ANC

Le président sud-africain Jacob Zuma un appel à l'unité du Congrès national africain (ANC, au pouvoir), lors du discours de clôture d'une importante réunion de l'ANC, à Soweto, le 5 juillet 2017.
© REUTERS/Siphiwe Sibeko/File Photo

Le président Jacob Zuma appelle à l'unité de son parti lors de son discours de clôture d'une importante conférence de l'ANC à Soweto. Une conférence de 6 jours pour définir les grands axes politiques du mouvement. Mais qui aura surtout été l'occasion pour les différentes factions au sein de l'ANC d'évaluer leur soutien et leur poids.

Il aura été question d'économie, de redistribution de la terre, du besoin de se rapprocher des électeurs, de lutter contre la corruption... Mais surtout d'unité. « Ce qui nous unit est plus important que ce qui nous divise », a martelé le chef de l’Etat sud-africain et président du parti au pouvoir devant près de 4 000 délégués du Congrès national africain (ANC).

Pendant plus de 45 minutes, le chef de l'Etat a mis en garde contre le « factionnalisme » qui déchire l'ANC. Et ce alors que le parti doit élire son prochain leader au mois de décembre. Deux factions s'affrontent : les pro-Zuma qui soutiennent la candidature de son ex-femme, Nkosazana Dlamini-Zuma ; et les anti-Zuma, qui soutiennent la candidature du vice-président Cyril Ramaphosa.

Le factionnalisme est en train de déstabiliser notre mouvement historique, a mis en garde Jacob Zuma qui, à la fin de son discours, a suggéré un compromis : que le candidat perdant de l'élection de décembre devienne le vice-président du mouvement. Un partage du pouvoir. « Si l’un des camarades gagne, ne nous débarrassons pas de celui qui a perdu. Celui-ci peut devenir son adjoint. Avec ce système, les deux factions travailleront ensemble », a-t-il prôné.

Dans la salle, les réactions ont été mitigées. Les pro-Zuma applaudissent. Mais certains y voient une façon de s'assurer que sa candidate Dlamini-Zuma ne soit pas écartée du pouvoir en cas d'échec. Dans la salle, les réactions partagées. On pouvait entendre les supporters de Cyril Ramaphosa scander : « C'est le tour de Cyril ! »

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