Présidentielle au Rwanda: Paul Kagame dénonce des ingérences extérieures

Le président rwandais Paul Kagame après avoir déposé à la Commission électorale nationale sa candidature à l'élection présidentielle du 4 août prochain, à Kigali, le 22 juin 2017.
© REUTERS/Jean Bizimana

Au Rwanda, alors que la Commission électorale doit annoncer ce vendredi la liste définitive des candidats à la présidentielle du 4 août, Paul Kagame a accusé la communauté diplomatique de s'ingérer dans le processus électoral. Le président rwandais a tenu ces propos mardi soir lors d'une interview télévisée. Une réaction à plusieurs tweets de diplomates occidentaux publiés après l'annonce la semaine dernière par la commission électorale rwandaise, la NEC, de la liste provisoire des candidats à la présidentielle. Dans cette liste, seuls deux candidats apparaissent : le président Paul Kagame et Frank Habineza, le président du Parti démocratique vert. La NEC avait estimé que les dossiers des quatre candidats indépendants ne satisfaisaient pas aux exigences requises.

« Les missions diplomatiques ne devraient pas se substituer à la commission électorale » et devraient la laisser faire son travail, a accusé Paul Kagame. Le président rwandais réagissait à un tweet posté mardi par Michael Ryan le chef de la délégation européenne dans le pays et dans lequel ce dernier demandait à l'instance électorale rwandaise de « rapidement clarifier » les raisons pour lesquelles elle avait rejeté une grande partie des parrainages présentés par l'un des candidats à la présidentielle, Diane Rwigara.

La semaine dernière, la NEC avait refusé les dossiers de tous les candidats indépendants, assurant pour trois d'entre eux qu'une partie des signatures de citoyens qu'ils avaient récoltées n'était pas réglementaire. Une décision qui avait provoqué l'incompréhension des concernés. Ces derniers ont jusqu'à ce jeudi pour de nouveau déposer leur dossier à la commission électorale.

Lors de cette interview, Paul Kagame a aussi critiqué sans la nommer l'ambassadrice américaine. Dans une série de tweets Erika Barks-Ruggles, avait annoncé avoir rencontré plusieurs candidats à la présidentielle. Des « ingérences » pour le président rwandais. « S'ils pouvaient décider quel candidat devrait gagner et le placer, ils seraient heureux de le faire », a-t-il tancé

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