La bataille contre la piraterie dans la corne de l'Afrique n'est pas finie

Des pirates somaliens dans le golfe d’Aden.
© REUTERS

Après cinq ans d'apaisement, les pirates somaliens refont surface. Le Groupe de contact sur la piraterie est réuni à Maurice depuis mercredi 5 juillet pour évoquer cette résurgence et faire le point de la mobilisation internationale depuis une décennie contre ce phénomène. Même si, selon la force navale européenne, les grands moyens déployés ont produit d'excellents résultats, beaucoup d'observateurs estiment que le feu couve toujours sous les cendres.

La force navale européenne (Eunavfor) fait état de six attaques maritimes en mars et avril dernier dans le golfe d'Aden et le bassin somalien. Une série d'attaques qui ne surprend pas Simon Church, directeur du Centre de sécurité maritime de la corne de l'Afrique (MSCHOA). « Le risque d'un retour de la piraterie a toujours existé parce que les conditions n'ont pas changé. Donc nous ne sommes pas surpris de ces attaques », explique-t-il.

Ce parce que la situation sécuritaire intérieure somalienne ne s'améliore pas. A ce titre, le représentant de la Somalie à la conférence, le ministre de la Pêche Abdirahman Abdi Hashi, a sollicité l'appui de la communauté internationale. « Nous voulons bâtir des institutions maritimes et sécuritaires en Somalie. Je suis confiant, à mesure que le temps passe, la Somalie deviendra plus forte pour contrôler la situation parce que c'est un problème intérieur », espère-t-il.

Pour sa part, le président de la Commission de l'océan Indien (COI) souhaite que le Groupe de contact sur la piraterie élargisse sa mission. « Nous sommes des Etats océans ; les pays membres de la COI représentent 5 millions de kilomètres carrés de mer, soit l'équivalent de toute l'Europe, rappelle Vishnu Lutchmeenaraidoo. Nous avons la responsabilité de gérer toute cette zone maritime, non seulement au niveau de la sécurité maritime, mais nous avons aussi pris l'engagement à l'ONU que nous allons pratiquer une exploitation rationnelle et raisonnée des ressources maritimes. »

La COI annonce une réunion en octobre à Maurice des ministres de l'Intérieur de ses cinq Etats membres pour coordonner la lutte contre tous les trafics illicites et les crimes écologiques dans la région.

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