Référendum constitutionnel au Mali: «Les réserves levées, on ira»

Manifestation d'opposants à la réforme de la Constitution le 17 juin à Bamako. Le slogan «Touche pas à ma constitution» a été décliné en tee-shirts et en chanson avec Master Soumy.
© Habibou KOUYATE/AFP

Après l'arrêt de la Cour constitutionnelle du Mali qui a rejeté des requêtes de l'opposition malienne et en a accepté d'autres de pure forme, le gouvernement malien réagit. Il évoque les futures étapes qui pourraient conduire à la fixation d'une autre date pour le référendum sur le projet de réforme constitutionnelle...

C'est en raison essentiellement de questions de forme que la Cour constitutionnelle du Mali a de fait renvoyé le projet de révision de la Constitution devant les députés pour une seconde lecture.

Est-ce un désaveu pour le gouvernement ? « Non, pas du tout ! assure à RFI maître Kassoum Tapo, ministre des droits de l’Homme et de la Réforme de l’Etat. Le fond même de la requête de l’opposition qui était basée sur l’atteinte à l’intégrité du territoire, la Cour a rejeté cet argument ».

Quelle est la prochaine étape ?

« C’est d’intégrer ces réserves et observations de la Cour et ensuite de convoquer l’Assemblée, je pense dans les jours à venir ».

Question cruciale : y a-t-il déjà une nouvelle date pour le référendum ? Le ministre Kassoum Tapo se refuse à avancer une date. « La Cour a rendu sa décision rendant possible le référendum sur des réserves techniques ; les réserves levées on ira ».

Le gouvernement et une partie de la mouvance présidentielle prépare déjà sur le papier sa stratégie de campagne pour faire triompher le « oui » en cas de référendum.