Kenya: une attaque des shebabs fait neuf morts dans le nord-est du pays

Des membres d'une milice shebab dans les rues de Mogadiscio le 30 octobre 2009 (image d'illustration).
© AFP / M. Dahir

Un couvre-feu a été décrété au Kenya dans trois comtés de la région du nord-est proches de la Somalie, en proie à une résurgence d’attaques jihadistes. Le ministère de l’Intérieur l’a annoncé samedi 8 juillet, suite à une attaque d’ampleur, vendredi soir, contre des civils dans le comté de Lamu, fréquenté par les touristes.

Neuf hommes ont été tués vendredi soir 7 juillet lors de l’attaque du village de Jima, dans le comté de Lamu. Selon la police locale, certains seraient morts par balle, tandis que d’autres auraient été égorgés. Cette dernière attaque, perpétrée par de présumés jihadistes shebabs, n’est que la dernière d’une longue série d’attentats dans la région ces dernières semaines.

Cette fois-ci pourtant, les victimes étaient civiles. Dans le nord-est du Kenya, les shebabs visent habituellement l’armée kényane ou les forces de police, à l’aide d’engins explosifs improvisés. Près de 20 policiers ont ainsi perdu la vie le mois dernier, poussant le coordinateur régional de la côte kényane à appeler au bombardement de la forêt de Boni, considérée comme un fief des jihadistes.

Malgré un dispositif renforcé, les forces kényanes peinent à empêcher les shebabs d’entrer dans le pays. La frontière avec la Somalie, qui s’étend sur plus de 700 kilomètres au milieu du désert, est poreuse, et de l’autre côté, le Jubbaland est en grande partie contrôlé par le groupe terroriste.

A un mois des élections générales, et alors que le ministre de l’Intérieur vient de décéder, la question sécuritaire est épineuse pour le président Uhuru Kenyatta. Dimanche 9 juillet, il a assuré lors d’un meeting que le gouvernement prendrait toutes les mesures nécessaires pour protéger les Kényans.

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