Madagascar: Marc Ravalomanana entend bien célébrer les 15 ans du TIM

Marc Ravalomanana lors de la mobilisation de ses partisans à Antananarivo le 8 juillet 2017.
© RIJASOLO / AFP

A Madagascar, grand retour de Marc Ravalomanana réussi dans la capitale. Malgré l'interdiction de manifester ordonnée par la préfecture de police, l'ancien président a réussi une démonstration de force dans les rues d'Antananarivo samedi 8 juillet. Arrivé au pouvoir en 2002, renversé en 2009, puis exilé, Marc Ravalomanana a déjà annoncé qu’il sera candidat à la prochaine élection présidentielle. Ce retour dans la capitale sonne comme un début de campagne. Le TIM a d'ailleurs fait savoir qu'il prévoit des rassemblements dans toutes les régions de Madagascar, officiellement pour célébrer les 15 ans du parti.

C'est un coup de communication savamment orchestré que l'ancien chef d'Etat a opéré dans les rues de la capitale. Ils étaient des milliers de partisans de Marc Ravalomanana, drapeaux à l'effigie du TIM, le principal parti d’opposition, dans les mains.

Les manifestants voulaient investir la place du 13 mai, lieu de tous les grands rassemblements populaires qui ont renversé plusieurs régimes. Repoussés par les tirs de grenades lacrymogènes des forces de l'ordre, cette marche, finalement pas si improvisée que cela, s'est donc terminée au domicile du leader du TIM.

Sur les réseaux sociaux, nombreux sont les Malgaches qui dénoncent un régime dictatorial et qui ne comprennent pas pourquoi les autorités n'ont pas laissé Marc Ravalomanana faire son meeting. D'ailleurs l’ancien président malgache n'entend pas renoncer au stade de Mahamasina pour fêter les 15 ans de son parti.

« L'anniversaire au stade de Mahamasina n'a pas encore eu lieu. Mais on vous appellera. Le stade va s'ouvrir, a affirmé Marc Ravalomanana. C'est la propriété de la commune urbaine d'Antananarivo. C'est comme s'ils prenaient cette maison et qu'ils disaient que c'est à eux ».

Si la maire d'Antananarivo, n'est autre que sa femme, Lalao Ravalomanana, le président du TIM devra se heurter une nouvelle fois à la décision du préfet. Le général Angelo Ravelonarivo qui indique que l'octroi de l'autorisation de rassemblement dépendra du contexte sécuritaire du moment.