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Ouganda Culture

Ouganda: le chanteur Bobi Wine célèbre son entrée au Parlement

Bobi Wine fait signe à ces supporters qu'il est temps. Le slogan de sa campagne, «sawa». Le 11 juillet 2017.
© RFI / Charlotte Cosset

En Ouganda, le chanteur Bobi Wine, le «président du ghetto» comme il est surnommé a prêté serment mardi à Kampala. Il y a deux semaines environ, il a été élu député à la suite de l'organisation de nouvelles élections partielles, celles de 2016 dans cette région ayant été annulées pour de mauvaises pratiques. Bobi Wine de son vrai nom Robert Kyagulanyi Ssentamu qui s'est présenté comme candidat indépendant a gagné ces élections avec plus de 77% des voix, loin devant le candidat du parti du président le NRM ainsi que de l'opposition. Reportage.

« Sawa Sawa » (« Il est temps »). Les supporters habillés en rouge, noir et jaune, les couleurs de l'Ouganda, scandent le slogan de Bobi Wine. Ils sont venus nombreux chez lui, sur le bord des routes, devant le Parlement, pour saluer leur nouveau député. Parmi eux, Hanane, 24 ans, taxi-moto : « Je l'aime vraiment beaucoup. J'attends de lui qu'il mette la priorité sur le ministère de la Santé afin de fournir les hôpitaux en médicaments. Ainsi que sur le ministère des Travaux pour construire de bonnes routes. »

Dans les prochaines semaines, le nouveau député devrait faire face à un débat intense à l'Assemblée. Une loi sur l'âge limite du président devrait y être présentée. A l'heure actuelle, Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986, n'est pas autorisé à poser de nouveau sa candidature.

Un pas vers la présidence ?

La position de Bobi Wine à ce sujet est très claire : « Nous devrions défendre et protéger la Constitution et ne pas simplement l'éditer et la changer pour la satisfaction d'un groupe de personnes, afin de flatter l'ego de quelqu'un. Je crois que l'Ouganda a parcouru un long chemin et maintenant nous devons être bénis par le don d'une transition pacifique au pouvoir. Et l'article 1- 02 paragraphe b est la seule solution. »

En ce qui concerne ses ambitions, et sa possible candidature à la prochaine présidentielle, le « président du ghetto » reste prudent, mais ne l'exclut pas.

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