Republier
Afrique du Sud

Afrique du Sud: Ramaphosa durcit le ton dans la course à la succession de Zuma

Jacob Zuma (G) et Cyril Ramaphosa (D) en pleine discussion lors d'une conférence nationale de l'ANC fin juin.
© REUTERS/Siphiwe Sibeko

La course à la succession de Jacob Zuma s'accélère. Cette semaine, le vice-président Cyril Ramaphosa est passé à la vitesse supérieure. En décembre, le parti au pouvoir, l'ANC doit se choisir un nouveau leader qui, en cas de victoire du parti aux élections de 2019, deviendra le prochain président de la République. Pour l'instant, deux candidats sont en lice : le vice-président et l'ex-présidente de la commission de l'UA Nkosazana Dlamini-Zuma.

Accusé d'avoir lancé une campagne trop molle et tardive, Cyril Ramaphosa est finalement passé à l'offensive. S'exprimant au congrès du Parti communiste - où le président Jacob Zuma n'est pas le bienvenu - Ramaphosa s'en est pris directement au chef de l'Etat et ses alliés.

« Nous devons recouvrer l'argent public qui a été volé », a-t-il lancé aux centaines de membres du PC, déçus par un président embourbé dans les scandales. « Nous savons désormais et n'avons aucun doute que des milliards de rands d'argent public ont été détournés pour se retrouver dans la poche d'un petit groupe. Nous savons également que nous autres, qui payons nos impôts, avons financé un somptueux mariage à Sun City. Cet argent appartient au peuple sud-africain ».

Une référence directe aux Gupta, cette famille d'hommes d'affaires proche du chef de l'Etat, et accusée de piller le pays. Cette nouvelle offensive anticorruption, suffira-t-elle pour s'assurer le soutien du Parti communiste, qui a évoqué la possibilité de quitter l'alliance avec le parti au pouvoir ? Pas sûr. « Ramaphosa s'exprime comme s'il était dans l'opposition », s'insurgent certains délégués. Alors qu'il est vice-président du pays depuis trois ans.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.