Cameroun: une jeune fille se fait exploser dans une salle de jeux à Waza

L'attaque suicide a eu lieu à Waza, dans la région de l'Extrême-Nord du Cameroun, le 12 juillet 2017.
© Google Maps

Le Cameroun est une nouvelle fois de plus endeuillé par une attaque terroriste dans l'extrême-nord du pays. Une attaque provoquée par une jeune fille kamikaze, qui a fait au moins 14 morts et une trentaine de blessés dans un quartier commerçant de la ville de Waza.

Avec un bilan officiel de 14 morts et 32 blessés, l'attentat survenu dans la nuit du 12 au 13 juillet dernier à Waza est déjà présenté comme l'un des plus meurtriers ces douze derniers mois au Cameroun.

Il était 21h30 heures, ce mercredi soir, lorsque deux jeunes filles se sont fondues dans un quartier commerçant de Waza. L'une d'elles est alors entrée dans une salle de jeux vidéo pleine de jeunes et la kamikaze a actionné sa charge explosive. On déplore énormément de victimes, essentiellement des enfants. La victime la plus jeune avait seulement cinq ans.

Cette explosion a attiré l'attention des BIR, l'unité spéciale déployée contre Boko Haram et qui a un détachement à Waza. Un militaire a rapidement neutralisé la seconde jeune kamikaze, avant qu'elle ne passe elle aussi à l'acte. Dans l'immédiat, les blessés ont été transférés non loin, à Mora, et d'autres à Maroua, pour être soignés.

Cette attaque n'a pas été revendiquée par Boko Haram, mais elle en porte toutes les caractéristiques. « La plupart des attaques de Boko Haram sont faites par des kamikazes », indique une source sécuritaire. il fait suite à une série d'attentats tout aussi meurtriers enregistrés tout au long de la ligne de front en juin 2017.

Des attentats eux aussi non revendiqués mais attribués par le gouvernement à Boko Haram. Un regain de vitalité des acitvités meurtrières de la secte islamiste qui a le don de réinstaller la psychose dans toute la région de l'extrème-nord. Cela pousse notamment les habitants à fuir et à se réfugier ailleurs.

Ces derniers mois pourtant, la zone vivait dans une relative accalmie, amenant même certains observateurs optimistes à pronostiquer une défaite imminente de Boko Haram. Dans un communiqué du ministère de la Communication, le gouvernement a lui aussi concédé une augmentation de la fréquence des attaques terroristes.

« Des actes couardises et de lâcheté » a commenté le ministre de la Communication, ajoutant que Boko Haram malgré tout « est poussé dans ses derniers retranchements ». Il a néanmoins reconnu que les jihadistes conservent dans cette région « une certaine capacité de nuisance. » Les activités touristiques du parc de Waza ont quasiment cessé.