Présidentielle au Rwanda: pour Paul Kagame l'élection est déjà «jouée»

Le président rwandais Paul Kagame est président depuis le 17 avril 2000. (Photo d'illustration)
© REUTERS/Eric Vidal

 La campagne électorale pour la présidentielle du 4 août a été lancée au Rwanda. Deux petits candidats d'opposition sont en lice face au président sortant Paul Kagame qui brigue un troisième mandat. Face à un parti au pouvoir hégémonique depuis 23 ans et régulièrement accusé de ne laisser aucune place à l'opposition, l'issue du scrutin laisse peu de place au suspens. Et ce vendredi, lors de son premier meeting de campagne, Paul Kagame n'a pas hésité à affirmer que l'élection était déjà « jouée ».

Petits drapeaux aux couleurs du parti au pouvoir à la main, des milliers de Rwandais sont massés sur le terrain de football d'une école. Après un bain de foule, le président rwandais est monté à la tribune. Et sans détour, Paul Kagame n'a pas caché sa confiance en l'issue du scrutin. Il a en effet estimé que l'élection présidentielle était jouée depuis le référendum de 2015 à l'issue duquel les Rwandais se sont prononcés à plus de 98 % en faveur d'une réforme de la Constitution l'autorisant à briguer ce troisième mandat.

« Ce serait mentir que de prétendre ignorer le résultat de l'élection présidentielle. Je suis venu vous demander si vous êtes encore sur la voie de ce qui a conduit au référendum et à ses résultats. Si c'est le cas, vous comprendrez que l'élection est jouée », a déclaré Paul Kagame.

Pendant ce temps-là, c'est avec nettement moins de faste que les deux autres candidats à la présidentielle ont commencé leur campagne. Philippe Mpayimana, le seul candidat indépendant n'a même pas eu le temps d'imprimer des affiches. Quelques jours avant le début de la campagne Frank Habineza, le président du Parti démocratique vert, expliquait notamment ses difficultés à financer sa campagne.

« Beaucoup de personnes donnent de l'argent au parti au pouvoir et ne veulent pas donner d'argent aux partis d'opposition. Certains pensent que s'ils vous donnent de l'argent, ils auront des problèmes avec le parti au pouvoir », a affirmé Frank Habineza.

La campagne électorale doit durer trois semaines.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.