Côte d’Ivoire: trois morts après des tirs dans deux camps militaires

Les tirs entendus à N'Dotré et Korhogo sont, selon une source proche du haut commandement, le fait de militaires mécontents (photo d'illustration)..
© Sia KAMBOU / AFP

En Côte d'Ivoire, trois militaires sont décédés après une série de coups de feu autour de deux camps militaires : à N'Dotré dans le nord d'Abidjan et à Korhogo une ville au nord du pays. Ces attaques sont le fait «de quelques soldats indélicats», a indiqué l'armée dans un communiqué.

Les tirs ont duré plusieurs heures dans la nuit vendredi à samedi. « Nous avons entendu des coups de feu et des mouvements de véhicules », rapporte un riverain du camp militaire de N'Dotré au nord d'Abidjan. « Des tirs en l'air et des actes de violence vers des forces de sécurité », précise un communiqué de l'état-major ivoirien.

Mais c'est à Korhogo, une grande ville du nord de la Côte d'Ivoire, que les incidents ont été les plus importants. « Il y a eu des affrontements armés entre militaires aux alentours de la caserne du 4e bataillon d'infanterie. Trois d'entre eux sont décédés », indique une source sécuritaire. Trois autres ont été blessés.

Tôt le matin, les généraux se sont réunis en urgence à l'état-major dans le centre-ville d'Abidjan. L'état-major précise que six soldats ont été interpellés et qu'une enquête est en cours pour rechercher les responsables.

Ces tirs sont le fait de militaires mécontents, fait savoir une source proche du haut commandement. « Les renseignements sont dépassés et la situation est très tendue au sein de l'armée », poursuit cette source.

Une enquête est ouverte pour trouver les auteurs qui « seront radiés des effectifs et mis à la disposition de la justice », poursuit le haut commandement. « L'armée ivoirienne est divisée, la politique a investi ses rangs. On ne contrôle plus rien », indique une source sécuritaire.

A l'instar du contingent 8 400 en janvier et mai dernier à Bouaké, qui avaient obtenu gain de cause, certains éléments du contingent 2 600, composé d'anciens rebelles intégrés à l'armée au grade de caporal, réclamaient pacifiquement il y a quelques semaines le paiement de primes.