Sénégal: Khalifa Sall poursuit son combat pour une liberté provisoire

Le maire de Dakar, Khalifa Sall, est emprisonné à la prison de Reubeuss depuis le 7 mars pour des soupçons de détournements de fonds..
© G. thibault/RFI

Au Sénégal, après une interruption de 24 heures suite au drame au stade Demba-Diop, la campagne pour les législatives du 30 juillet a repris de plus belle. Deux têtes de liste, l’ex-président Abdoulaye Wade et le Premier ministre Mohamed Dionne sont en tournée dans le pays. Khalifa Sall, le maire de Dakar, est lui toujours en prison mais poursuit son combat pour mener sa campagne à l'extérieur. Ses avocats ont déposé lundi en fin de journée une nouvelle demande de liberté provisoire.

Le camp Khalifa Sall cherche, une fois de plus, à mettre le pouvoir et Macky Sall sous pression. « La violation des droits politiques est flagrante, l'Etat doit respecter ses engagements et lui permettre de mener campagne », expliquent des proches du maire de Dakar, en prison depuis le 7 mars pour des soupçons de détournements de fonds.

Devant le juge qui traite ce dossier sensible, les avocats ont notamment cité la Charte africaine des droits de l'homme, ainsi que les règles imposées par la Cédéao. L'idée : faire entendre la voix de Khalifa Sall à l'échelle sous-régionale.

« Mais le combat se mène avant tout ici au pays » complète l'un des 17 avocats. Cette équipe pléthorique met donc en avant l'article 8 de la Constitution du Sénégal : « La République garantit à tous les citoyens, les libertés civiles et politiques ». Ce qui veut dire pour les proches de Khalifa Sall qu'il doit pouvoir mener campagne mais aussi voter. Ils demandent donc la libération immédiate de Khalifa Sall.

Légalement, le parquet a cinq jours pour déposer ses réquisitions ; le juge en aura dix pour rendre sa décision. Khalifa Sall espère qu'elle sera rendue d'ici la fin de semaine.