Affaire Katumbi-Stoupis en RDC: un procès politique, selon les avocats de Katumbi

L'opposant en exil et candidat déclaré à la présidentielle Moïse Katumbi est jugé en son absence, en appel, par le Tribunal de grande instance de Lubumbashi (photo d'archives).
© REUTERS

Une nouvelle audience est attendue ce jeudi  20 juillet en RDC dans le procès Katumbi après une première audience ce mercredi, émaillée d'incidents de procédure. L'opposant en exil et candidat déclaré à la présidentielle est jugé en son absence,  en appel, par le Tribunal de grande instance de Lubumbashi dans une affaire de spoliation présumée d'un bien immobilier. L'an dernier en première instance, Moïse Katumbi avait été condamné à 3 ans de prison ferme dans cette affaire.  Ses avocats dénoncent un procès politique.

Durant les quelque cinq heures d'audience mercredi 19 juillet, il aura beaucoup été question de procédure. Les avocats de la défense ont contesté la saisine même du tribunal au motif que la notification n'avait pas été envoyée en Belgique ou vit Moïse Katumbi. Exception rejetée par le tribunal. Rejetée aussi la récusation de la quasi-totalité des magistrats du TGI  dont  les avocats de l'opposant mettent en doute l'impartialité. « Du jamais vu », selon Me Ambroise Kamukuny, avocat d'Emmanuel Stoupis opposé à Moïse Katumbi dans ce dossier et qui dénonce les « exceptions soulevées à tout bout de champ » et les « manœuvres dilatoires » de la défense.

« En siégeant, nous avons estimé que la cour violait la Constitution », argumente pour sa part Me Joseph Mukendi, l'un des avocats de la défense qui conteste la compétence de cette juridiction.

Mais ce qui aura surtout fait parler ce mercredi, c'est l'attaque dont a été victime la veille l'un des magistrats du TGI, Jacques Mbuyi, blessé par balle à son domicile et hospitalisé. Les avocats de l'ex-gouverneur du Katanga ne se risquent pas à faire formellement un lien entre cette attaque et le procès. Mais dans l'entourage de Moïse Katumbi on voit la présence en ville ce mercredi du président Joseph Kabila et de son ministre de la Justice Alexis Thambwe Mwamba, comme une manière de faire pression sur les juges de Lubumbashi.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.