Attaque de Boko Haram au Nigeria: le bilan grimpe lourdement

Des chercheurs de l'université de Maiduguri mandatés par la compagnie nationale NNPC ont été victimes de Boko Haram près de Magumeri (photo d'archives).
© pulse.ng

Dans le nord du Nigeria, non loin de Maiduguri, le bilan de l'attaque d'une mission d'exploration pétrolière mardi 25 juillet et de l'opération militaire qui a suivi ne cesse de s'aggraver. L'armée avait affirmé mercredi avoir sauvé une équipe de géologues kidnappés par Boko Haram à la faveur d'une opération de sauvetage musclée. Mais ce jeudi 27 juillet, il semble qu'en fait personne ou presque n'ait pu être sauvé et que le bilan dépasse la cinquantaine de morts, militaires et civils.

Mardi 25 juillet, un convoi d'une dizaine de véhicules revient d'une mission d'exploration pétrolière d'un mois dans la région du Lac Tchad. A bord, des chercheurs de l'université de Maiduguri mandatés par la compagnie nationale NNPC, des accompagnateurs et des gardes, militaires et civils. Dans le village de Jili, près de Magumeri à une cinquantaine de kilomètres de Maiduguri, le convoi tombe dans une embuscade.

Mercredi, l'armée affirme que cette embuscade était une opération de kidnapping menée par Boko Haram, et qu'au terme d'une opération de sauvetage, qui a couté la vie à une dizaine d'hommes, elle a retrouvé et sauvé les géologues.

En réalité le bilan s'avère beaucoup plus lourd, et l'armée ne rend que des cadavres à l'université. « On a d'abord eu l'impression que notre équipe avait été sauvée parce que c'est ce qu'avait dit un porte-parole de l'armée mercredi, raconte Dani Mamman un syndicaliste de l'université cité par l'AFP. Mais on a été choqués quand ils nous ont rendu quatre corps sans vie. Ça veut dire qu'il ne s'agissait pas d'une opération de sauvetage. »

Un secouriste de Magumeri affirme que des corps ne cessent d'être retrouvés depuis mardi et encore ce jeudi soir. Certains ont été brulés vifs dans leur voiture et ont dû être enterrés sur place. Des militaires, des miliciens volontaires, des personnels médicaux et des enseignants comptent au nombre des victimes.

A l'université certains membres de l'équipe sont toujours portés manquants mais plus personne n'espère les retrouver vivants.

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