Congo B.: une petite victoire pour la défense d'André Okombi Salissa

Le tribunal de Brazzaville (photo d'illustration).
© GUY-GERVAIS KITINA / AFP

Au Congo-Brazzaville, la Cour suprême a ordonné vendredi matin 28 juillet à la chambre d'accusation d'examiner la requête en annulation déposée par les avocats de l'opposant André Okombi Salissa. L'ancien candidat à la présidentielle avait été arrêté en janvier dernier pour atteinte à la sûreté de l'Etat et détention illégale d'armes de guerre. Depuis, ses avocats tentent de démontrer que la procédure engagée contre lui est illégale pour obtenir sa libération. Mais en mars dernier, les juges avaient balayé d'un revers de la main leur recours, jugé irrecevable sur la forme. La défense de l'opposant congolais, candidat malheureux à la dernière présidentielle, avait fait appel.

Les avocats d'André Okombi Salissa ne cachent pas leur satisfaction. Cette décision de la Cour Suprême n'est qu'une victoire d'étape, mais une petite victoire tout de même. Les avocats de l'opposant dénoncent de nombreuses irrégularités dans la procédure engagée contre leur client, qu'ils jugent illégale. Mais jusqu'à présent la justice refusait d'examiner leurs arguments.

Finalement, elle va donc y être obligée, et ce n'est pas rien pour Boucounta Diallo l'un des avocats d'André Okombi Salissa : « La chambre de mise en accusation qui est logée à la cour d’appel va chercher de nouveaux magistrats qui vont nous convoquer pour que l’affaire soit évoquée aussi en tenant compte de ce que la cour a relevé comme violation de la loi. Et, juridiquement, c’est une révolution, parce qu’une Cour suprême, au Congo, dans une affaire très sensible, va déduire la chambre d’accusation. Voilà un cas typique qui doit encourager tous ceux qui croient à la force du droit et non pas à la force de la violence. »

Mais les autorités en charge de ce dossier sont beaucoup plus mesurées sur la portée de cette décision. « Simple incident de procédure », dit-on. La Cour suprême n'a pas rendu d'avis sur le fond du dossier. Et en attendant que la date pour l'examen du recours soit fixée, l'opposant André Okombi Salissa reste détenu à la DGST, la Direction générale de la surveillance du territoire où il a été transféré fin janvier.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.