Congo-B.: Comment Denis Christel Sassou Nguesso assoit son pouvoir

Vue extérieure du palais du Parlement du Congo-Brazzaville (photo d'illustration).
© assemblee-nationale.cg

Le Parti congolais du travail est le grand vainqueur des législatives qui s'achèvent, mais pas seulement. Ces résultats confortent également et peut-être avant tout le clan du président congolais Denis Sassou Nguesso, en particulier son fils cadet, Denis Christel Sassou Nguesso, qui assoit son influence au sein du PCT et de la future assemblée.

Ils étaient deux dans la précédente assemblée. Ils sont désormais trois. Trois enfants du président Sassou Nguesso à siéger sous les couleurs du PCT dans l'hémicycle congolais.

Denis Christel d'abord. Réélu à Oyo, la terre de ses ancêtres, avec plus de 99% des voix.

Claudia, ensuite. La fille et communicante en chef du président a conservé son siège à Talangai.

Sans oublier la nouvelle élue de la famille, sa soeur Stella, peu connue sur la scène politique avant ce scrutin et qui rafle la mise dans la nouvelle circonscription de Kintélé.

Mais des trois, c'est le fils qui marque le plus de points, notamment dans la lutte d'influence qui fait rage au sein du PCT. Dès les investitures, plusieurs figures historiques du parti, notoirement hostiles au fils du président, dont l'actuel secrétaire général Pierre Ngolo, ont été écartés au profit d'une nouvelle génération de militants plus jeunes, que le fils du chef de l'Etat a contribué à faire monter. Et qui, lui étant désormais élu, devraient lui être redevables.

Au même titre d'ailleurs qu'un certain nombre d'élus indépendants que Denis Christel a plus ou moins ouvertement soutenu, parfois financièrement, au cours de la campagne. « C'est un boulevard qui lui est ouvert », résume un analyste, reste à savoir « jusqu'où il pourrait le mener ».