Législatives au Congo-Brazzaville: le PCT décroche la majorité absolue

Dans un des bureaux de vote de Brazzaville le 30 juillet 2017.
© AFP

Le Parti congolais du travail (PCT) du président Denis Sassou Nguesso a obtenu la majorité absolue au terme des élections législatives dont le deuxième tour a été marqué, le 30 juillet, par des violences et des fraudes impliquant notamment des militaires dans au moins deux circonscriptions de Brazzaville. Aucun chiffre n’a encore été fourni sur le taux de participation.

Les résultats du second tour des élections législatives, annoncés à la télévision publique par le ministre de l’Intérieur, confortent l’avance du PCT. De 72 élus, le parti au pouvoir est passé à 90. Il va donc disposer d’une majorité absolue dans la future assemblée, qui va compter 151 sièges contre 139 dans l’assemblée sortante, où le PCT avait à lui seul 92 députés.

Au terme de ces législatives, l’UPADS, la première formation d’opposition, et les indépendants élus sous le label de l’Union des démocrates et humanistes, UDH-Yuki, de Guy-Brice Parfait Kolélas, arrivent deuxième ex-aequo. Les deux formations ont huit députés chacune. Aucun chiffre sur le taux de participation n’a été fourni.

Sans élus au premier tour, la Dynamique pour la république et le développement du ministre de la Recherche scientifique Hellot Mampouya Matson, qui a lui-même échoué, termine la course avec 3 sièges, contre une dizaine pour le MAR et RDPS réunis.

Toutes ces formations de la majorité renforcent la victoire du PCT, qui devra également contrôler le futur Sénat. Les conseillers locaux, encore appelés grands électeurs, eux-mêmes élus le 16 juillet, vont à leur tour élire les sénateurs le 31 août prochain. Au Congo, les sénatoriales sont un scrutin au suffrage universel indirect.