Les Rwandais aux urnes pour élire leur président : 80% de participation à 13h

Paul Kagame, président sortant du Rwanda, vote lors du scrutin présidentiel du 4 août 2017 à Kigali.
© REUTERS/Jean Bizimana

Au Rwanda, près de 7 millions d'électeurs ont à départager les trois candidats en lice pour ce scrutin présidentiel : Frank Habineza du parti démocratique vert (DGRP), le seul parti d’opposition toléré, Philippe Mpayimana, candidat indépendant tout juste rentré d’exil et le président sortant, Paul Kagame, ultra-favori en lice pour un 3e septennat. Le taux de participation était de 80% à 13h, quelques heures avant la fermeture des bureaux.

Il y avait affluence ce vendredi à l'ouverture des bureaux de vote à Kigali (5h TU) où les électeurs font la queue dans le calme. Si le vote n'est pas obligatoire, il est du moins fortement encouragé. Les électeurs viennent voter tôt en général, rapporte notre correspondante. En milieu de matinée, il est fréquent que près de la moitié des électeurs aient déjà voté signale un responsable de bureau de vote.

80% de participation à 13h

De fait, peu avant 15h, il ne restait plus qu’une poignée de retardataires dans les bureaux de vote du pays. Si le vote n’est pas obligatoire au Rwanda, il est fortement encouragé par les autorités. Selon la commission électorale, à 13 h, le taux de participation dépassait déjà les 80 %.

Le président rwandais Paul Kagamé a voté dans une école du centre-ville de la capitale. Avant son arrivée, la sécurité du lieu a été renforcée par des portiques détecteurs de métaux et un chien renifleur. Il n’a pas fait de déclaration.

Une élection au résultat attendu. « L'élection est jouée » n'a cessé de répéter tout au long de la campagne électorale le président Paul Kagame. L'homme fort du Rwanda depuis la fin du génocide en 1994 n'a en effet pas trop de soucis à se faire. Rappelons qu'il a été élu avec 95% en 2003 et encore 93% il y a 7 ans.

Trois candidats

Crédité d'avoir ramené la stabilité dans le pays et d'avoir relevé une économie exsangue après les massacres, Paul Kagame demeure populaire. Cependant, il est aussi accusé de réprimer depuis 23 ans toute voix discordante.

Seuls deux autres candidats ont été autorisés par la Commission électorale à participer au scrutin. Frank Habineza, le président de la seule formation d'opposition tolérée du pays, le Parti démocratique vert et un candidat indépendant Philippe Mpayimana.

Tout deux sont très peu connus des Rwandais, d'ailleurs les électeurs interrogés par RFI à l'ouverture d'un bureau de la capitale ne connaissaient pas leur nom. Frank Habineza et Philippe Mpayimana n'ont eu que trois semaines pour faire campagne, face à un parti au pouvoir qui contrôle toutes les sphères de la société et dont les moyens financiers sont considérables leur bataille semble perdue d'avance. Au point, que des observateurs qualifient cette opposition de simple faire-valoir au président rwandais 

► à (re)voir: [Vidéo] Présidentielle au Rwanda : trois visions pour un pays

Tout est prêt dans les bureaux de vote pour accueillir les quelque 7 millions d'électeurs inscrits pour ce scrutin présidentiel du 4 août 2017. © MARCO LONGARI / AFP

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.