Côte d’Ivoire: les attaques se multiplient contre la police et la gendarmerie

L'école de police de Cocody, à Abidjan, cible d'une attaque en juillet 2017.
© ISSOUF SANOGO / AFP

En Côte d’Ivoire, une nouvelle attaque a eu lieu, dans la nuit du jeudi 3 au vendredi 4 août, à Adzopé cette fois, au nord d’Abidjan. Depuis plus de quinze jours, ces coups de force contre des postes de gendarmerie ou de police se succèdent, ce qui témoigne de l'insécurité qui demeure dans un pays où les autorités revendiquent un retour à la normale depuis la fin de la crise de 2010-2011.

Depuis le 19 juillet et l’attaque symbolique de l’école de police d’Abidjan, il suffit que les autorités ivoiriennes arrêtent une bande pour qu’une autre attaque reprenne aussitôt ailleurs. Ce fut Azaguié, puis Fresco et à présent Adzopé, située à une centaine de kilomètres d’Abidjan.

A chaque fois, le scénario est similaire. Une bande d’une dizaine d’hommes fortement armés attaque de nuit le poste de police ou de gendarmerie de la localité, neutralise les forces de l’ordre, puis dévalise une banque, une trésorerie publique ou encore une entreprise, avant de fuir dans des véhicules souvent volés.

La fréquence de ces attaques laisse perplexe sur certains points, dans un pays où l’on vous assure que le processus de démobilisation-désarmement-réinsertion (DDR) est un succès.

Insécurité

En effet, comment des armes se trouvent-elles aussi facilement en circulation ou peuvent-elles rester stockées pendant des années, en attendant preneurs, comme la récente mutinerie de Bouaké l’a démontré ?

D’autres questions se posent. Si les renforts sont arrivés promptement sur place pour faire fuir les assaillants, comment expliquer que les enceintes de gendarmerie soient aussi facilement prenables ? Les forces de l’ordre sont-elles aussi désarmées que les malfaiteurs sont équipés ?

Les nouveaux ministres ivoiriens de l’Intérieur et de la Défense vont sans doute devoir se pencher rapidement sur cette question.

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