Présidentielle au Kenya: Raila Odinga prêche un changement radical

Raila Odinga, vétéran de la politique kényane à 72 ans pendant son meeting de fin de campagne, ce samedi 5 août dans le parc Uhuru à Nairobi.
© REUTERS/Thomas Mukoya

J-3 avant des élections générales au Kenya, mais déjà la fin de la campagne présidentielle ce samedi soir. Mardi 19 millions d'électeurs seront appelés aux urnes pour désigner leurs députés, sénateurs, gouverneurs, représentants aux assemblées locales, et en premier lieu leur président. Huit candidats sont en lice, les deux principaux le président sortant Uhuru Kenyatta, et le leader de l'opposition Raila Odinga. Ce dernier qui a mené sa quatrième campagne présidentielle a rassemblé cet après-midi une foule en délire pour son dernier meeting. Presque deux fois plus de monde au parc Uhuru à Nairobi que lors de l'intervention du président sortant la veille au même endroit. Démonstration de force pour celui qui appelle à un changement radical pour le pays. Reportage.

« Le 8 août, le Kenya connaîtra un tsunami et le 9 août, Uhuru Kenyatta ne sera qu’un simple citoyen », a prédit Raila Odinga devant une foule en délire criant le dernier slogan du parti, « Tibim », « révolution ».

Sur les pancartes, on pouvait lire : « plus que 48h avant Canaan. Référence biblique utilisée par Raila Odinga, qui, dit-il, mènera les Kényans vers la terre promise.

« Raila est un révolutionnaire. Il se bat pour la justice depuis des années. Et le temps est venu. Nous ferons la révolution par les urnes. Et nous l’aimons, nous nous lèverons très tôt le 8 août pour l’élire », assure Allan, un partisan de Raila Odinga.

Sous son chapeau orange aux couleurs du parti, Maurice explique que le développement mis en avant par Uhuru Kenyatta n’a pas profité à tous. « Si vous allez dans certaines zones du pays, vous verrez qu’il n’y a aucun développement. Maintenant, nous voulons un gouvernement unifié, qui rassemblera la nation tout entière, et pas seulement une tribu ou une communauté. »

Ruth, elle aussi est déçue par le bilan du président sortant. « Il nous a laissé tomber. Les prix de la nourriture sont élevés, les docteurs on fait la grève, et il ne s’attaque pas à ces problèmes », dit-elle.

Raila Odinga a un programme axé sur des mesures sociales. Cet après-midi, il a promis de mettre fin à la corruption et au tribalisme. Tandis que Kalonzo Musyoka, qui se présente comme son vice-président, a assuré que les élections se dérouleraient sans violence.

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