Référendum constitutionnel au Mali: «Le président ne reçoit pas d'ultimatum»

Le président malien Ibrahim Boubakar Keïta à Bamako, le 2 juillet 2017.
© REUTERS/Luc Gnago

Au Mali, la plateforme An té A Banna («Touche pas ma Constitution»), qui regroupe des partis d'opposition et des associations, a lancé un ultimatum au président Ibrahim Boubacar Keïta : elle lui laisse jusqu'au 15 août minuit pour retirer son projet de réforme constitutionnelle. Au-delà, affirme l'opposant Tiébilé Dramé, elle aura recours à la désobéissance civile dans le respect de la Constitution et sans violence, a-t-il précisé sur l’antenne de RFI. Me Baber Gano est le secrétaire général du RPM, parti au pouvoir et ministre des Transports. S'il rejette vivement le recours de la plateforme à l'ultimatum, il estime que ses représentants devraient être inclus ultérieurement dans les consultations qu'a déjà entamées le président IBK autour de son projet en début du mois.

Je voudrais rappeler les uns et les autres à l'ordre : le président de la République est une institution républicaine qui doit être respectée. Un citoyen ne peut pas lancer un ultimatum à son président de la République. Le président de la République ne reçoit aucun ultimatum. (...) Cela n'est pas un bon procédé en matière de démocratie.
Me Baber Gano
12-08-2017 - Par Laura Martel