Attaque à Ouagadougou: les chefs d'Etat réagissent

Un policier met en place le cordon de sécurité autour des lieux de l'attaque de la nuit de dimanche à lundi, à Ouagadougou.
© Ahmed OUOBA / AFP

Après la terrible nuit qu'a traversé Ouagadougou, la capitale burkinabè, de nouveau frappée au coeur par le terrorisme dans la nuit de dimanche à lundi, les personnalités politiques du continent et d'Europe réagissent. Dix-huit personnes ont été tuées, selon un bilan encore provisoire. Deux assaillants ont également été tués.

• Roch Marc Christian Kaboré : « Vigilance, solidarité et unité »

Le président du Burkina Faso a condamné dans un communiqué un « attentat ignoble ». « J’adresse mes condoléances aux familles des victimes (…). Je salue la bravoure de nos forces de défense et de sécurité dont l’engagement a permis de neutraliser les terroristes », ajoute Roch Marc Christian Kaboré, qui en appelle également « à la vigilance, à la solidarité et à l’unité de toute la Nation pour faire face à la lâcheté de nos adversaires ».

• IBK à l'ambassade burkinabè avec ses « frères burkinabè »

Moins de 24 heures après l’attaque de Ouagadougou, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta s’est rendu à l’ambassade du Burkina Faso à Bamako à la tête d’une importante délégation officielle, notamment le Premier ministre et plusieurs membres du gouvernement.

Dans le livre d’or de l’ambassade, IBK a écrit : « Frères burkinabè, nous voici encore une fois dans l’épreuve la plus terrible, nous partageons votre douleur. »

Ce mardi, il devrait aussi se rendre à Ouagadougou pour présenter les condoléances du peuple malien au peuple burkinabè. Des entretiens avec le président Kaboré sont prévus. Le Mali et le Burkina sont tous deux membres du G5 dont l’objectif est de lutter contre le terrorisme au Sahel.

• Alpha Condé : « Renforcer le soutien » au G5 Sahel

Interrogé par RFI, Alpha Condé, le président guinéen, dit son « sentiment de révolte et d’indignation » suite à l’attaque « terroriste » qui a touché le cœur de la capitale burkinabè dans la nuit de dimanche à lundi. « Nous devons renforcer le soutien au Groupe des 5 [G5 Sahel, NDLR] », a-t-il également plaidé, réclamant « des moyens pour se défendre » pour le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Tchad et la Mauritanie.

« De tels actes portent atteinte aux populations et à l’économie des pays », insiste par ailleurs le président guinéen, qui en appelle également à la solidarité de la communauté internationale dans la lutte antiterroriste.

Ça dépasse tout entendement, parce que c’est la deuxième fois qu’il y a des attaques en ville. C’est vraiment un sentiment de révolte, d’indignation.
Alpha Condé, sur l'attaque de Ouagadougou
14-08-2017 - Par Marie Casadebaig

• Macky Sall : « Soutien total »

Le président du Sénégal a également publié un message sur le réseau social Twitter. « Contre le terrorisme, soutien total au peuple burkinabé et à mon frère le Président Roch Marc Christian Kaboré », écrit Macky Sall dans ce tweet signé de ses initiales.

• Mahamadou Issoufou : une attaque « lâche et ignoble »

Le président de la République du Niger a réagi sur Twitter. « J'exprime ma solidarité à mon frère [Roch Marc Christian Kaboré] et au vaillant peuple du Burkina, suite à cette attaque lâche et ignoble », écrit Mahammadou Issoufou.

• Emmanuel Macron : « Accélérer la mise en place de la force du G5 Sahel »

Le président français « condamne l’attaque terroriste » qui a frappé Ouagadougou la nuit dernière. Dans un communiqué, il « salue la mobilisation efficace des autorités burkinabé pour mettre fin à cette attaque » et souligne que les autorités des deux pays « sont restées en contact étroit dans le courant de la nuit ».

« La France demeurera engagée aux côtés des pays de la région pour poursuivre la lutte contre les groupes terroristes et accélérer la mise en place de la force du G5 Sahel », insiste par ailleurs Emmanuel Macron qui s'est entretenu ce lundi matin avec son homologue burkinabè. Les deux chefs d'État « ont fait le point sur les circonstances de l’attaque, l’identification des victimes et sur l’enquête visant à identifier les commanditaires » et « sont convenus de l’urgence de mettre en œuvre les décisions prises lors du sommet de Bamako du 2 juillet et d’accélérer la mise en place de la force du G5 Sahel », précise le communiqué de la présidence française.

Par ailleurs, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres a exprimé, par la voix de son porte-parole adjoint « ses plus sincères condoléances au gouvernement et au peuple du Burkina Faso et (souhaité) un prompt rétablissement aux blessés ».

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