Révision constitutionnelle au Mali: les chefs traditionnels demandent un sursis

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta (ici en 2015) consulte sur son projet de révision constitutionnelle.
© RFI/David Baché

Au Mali, le président Ibrahim Boubacar Keïta poursuit ses consultations sur la vie de la nation, mais surtout sur le projet de référendum constitutionnel. Ce week-end, il a notamment reçu des chefs religieux et des chefs traditionnels de Bamako qui appellent à l'apaisement.

Le projet de révision de Constitution faisait partie des sujets de discussion ce week-end au palais présidentiel où le chef de l'Etat accueillait des chefs religieux et des membres des familles fondatrices de Bamako, chefs traditionnels notamment.

Les invités du président IBK souhaitent une suspension de l’organisation du référendum comme l'a expliqué à RFI Dramane Niaré, porte-parole des invités du jour, après la rencontre avec le chef de l’Etat malien. Le président doit revoir son choix d'organiser un référendum: il ne s'agit « pas d’annuler mais de surseoir. Parce que c’est lui le seul responsable qui peut annuler. Nous, on ne décide de rien, on lui demande, on fait une proposition. La décision finale, c’est lui. C’est lui le président, il (en) a le droit. »

Les rencontres du président IBK avec les forces vives de la nation se poursuivront cette semaine alors que les partisans du « non » au référendum durcissent de plus en plus le ton. Ils prévoient de nouvelles manifestations dans la capitale malienne. De son côté, le camp du « oui » s’organise également et de part et d’autre, le ton monte.