Zambie: Hakainde Hichilema plaide non coupable à son procès pour trahison

Le chef de l'opposition zambienne Hakainde Hichilema dans un véhicule de la police, le 18 avril 2017.
© Photo: Dawood Salim/AFP

En Zambie, la première audience du chef de l'opposition UPND Hakainde Hichilema a eu lieu lundi 14 août. Il est poursuivi pour «trahison», accusé d'avoir entravé le passage du convoi présidentiel. Hakainde Hichilema n'a jamais reconnu les résultats des élections d'août 2016, remportées d'une courte majorité par le président Edgar Lungu. Il a été arrêté au mois d'avril et transféré dans une prison de haute sécurité au début du mois de juillet.

Lors de la première audience de son procès, qui s'ouvrira officiellement ce mercredi, Hakainde Hichilema a plaidé non coupable des charges de « trahison » qui pèsent contre lui.

Cette audience s'est déroulée en l'absence de plusieurs médias étrangers, qui se sont vu refuser l'accès au tribunal à la dernière minute, alors qu'ils avaient reçu leur accréditation dans un premier temps.

Tensions et état d'urgence

Les tensions politiques vont croissantes en Zambie. Le président Edgar Lungu a décrété l'état d'urgence au mois de juillet. Il accuse l'opposition d'être à l'origine de plusieurs incendies criminels.

Un autre chef d'opposition, Saviour Chisimba, a été arrêté à son tour début août pour avoir critiqué cette décision du président, une position jugée « diffamatoire ». Il a finalement été relâché jeudi dernier.

Il encourt la prison à vie

Quant à Hakainde Hichilema, il risque la prison à vie s'il est reconnu coupable, mais ses partisans espèrent encore que le gouvernement choisira de jouer la carte de l'apaisement et qu'il pourra repartir libre. Il est pour avoir gêné le passage du convoi présidentiel en avril dernier.

L'un des avocats de son parti l'UPND a estimé que le dossier de l'accusation était vide. D'autres sources évoquent un possible accord avec le gouvernement, qui pourrait annuler l'affaire « dans l'intérêt public ».