Inondations en Sierra Leone: plus de 400 morts et de nombreuses familles séparées

A Regent, une partie du quartier a été emportée par les eaux, lundi 14 août. Le dernier bilan fait état de plus de 400 morts.
© REUTERS/Ernest Henry

En Sierra Leone, le bilan des inondations, survenues le lundi 14 août, dépasse désormais les 400 morts. A cela s'ajoutent environ 600 personnes toujours portées disparues dans la capitale, Freetown. Le pays, aidé par des organisations internationales, s'organise pour venir en aide aux populations touchées qui ont parfois tout perdu. Cinq jours après le drame, l'un des défis, c'est de permettre de réunir des familles qui ont été séparées. Reportage RFI.

Reportage de notre envoyée spéciale,

Dans le centre d'accueil de Don Bosco Fambul, à Freetown, une quarantaine de femmes et d'enfants sont assis sur des matelas posés à même le sol. Un peu de répit après avoir vécu l'enfer. Certains portent des bandages. Ils ont été blessés lorsque, dans la nuit de dimanche à lundi, en raison de fortes pluies, des torrents de boue ont dévalé les rues et des pans de collines se sont effondrés sur leurs maisons.

« C'est un des plus gros traumatismes pour les enfants. Certains sont orphelins ou bien leurs parents ne savent pas où ils sont et les cherchent. Donc, ce que nous allons faire c'est afficher, à l'entrée du Centre, les photos des enfants », explique le père Jorge Mario Crisafulli, le directeur du Centre.

Dans la panique et l'urgence, de nombreuses familles ont en effet été séparées. Certains habitants se sont réfugiés chez des voisins, d'autres dans des centres d'accueil mis en place à la hâte. Certains ont été hospitalisés et n'ont aucun moyen de prévenir leurs proches. Afin de les mettre en contact, des équipes de la Croix Rouge de Sierra Leone et du Comité international de la Croix Rouge font le tour des centres, quartiers et hôpitaux.

« On va voir toutes les personnes et on leur demande si elles sont en contact avec leur famille ou pas. Dans le cas où elles ne sont pas en contact avec leur famille, on leur demande si elles ont un numéro de téléphone pour les joindre », détaille Hanna Lahoud, chef d'équipe protection au CICR.

En attendant, à l'extérieur, accolée à la bâtisse de Don Bosco, une vaste tente blanche a été dressée, prête à accueillir, dans les prochains jours, d'autres mineurs isolés.

Après ces inondations, l'UNICEF explique que l'une des priorités est d'empêcher la diffusion de maladies comme le choléra ou encore la malaria. Depuis plusieurs jours, le fonds des Nations Unies pour l'enfance est à pied d'œuvre dans les quartiers les plus touchés où il distribue de l'eau potable et construit des latrines.