Republier
Togo

Togo: une soixantaine de personnes détenues depuis les manifestations du PNP

Une véhicule de la gendarmerie togolaise lors d'une manifestation à Lomé (photo d'illustration).
© AFP PHOTO/PIUS UTOMI EKPEI

Le ministre de la Justice togolais a fait le point mercredi 23 août sur les arrestations dans cinq villes du pays après les marches organisées le 19 août par le Parti national panafricain, un mouvement d’opposition pour réclamer notamment un changement de Constitution.

Sur les cinq villes dans lesquelles le Parti national panafricain (PNP) appelait à manifester samedi 19 août, les marches ont dégénéré dans quatre localités : Lomé, Anié, Sokodé et Kara. En tout, 81 personnes ont été interpellées.

Soixante-six sont placées sous mandat de dépôt pour la suite de la procédure pour diverses charges, notamment des délits de rébellion, de destruction volontaire et voie de fait, détérioration et dégradation de biens publics et privés.

« Il apparaît que, contrairement à certaines allégations faisant état de 250 personnes interpellées, dont certaines seraient placées dans des lieux de détention inconnus et soumises à la torture, on dénombre plutôt 66 personnes interpellées sur toute l'étendue du territoire, a indiqué Pius Agbétomey, ministre de la Justice togolais. Et toutes ces personnes sont détenues dans des lieux de détention connus. »

Quinze personnes ont été remises en liberté pour insuffisance de charges.

Selon Pius Agbétomey, Garde des Sceaux, ministre de la Justice, une enquête judiciaire est mise en œuvre pour déterminer les causes exactes et les responsabilités en ce qui concerne les deux décès de manifestants survenus à Sokodé, dont un par balle.

Dans chacune des autres localités ayant connu ces manifestations, les enquêtes se poursuivent également.

Le Garde des Sceaux a enfin rappelé que les appels à la guerre, les diffusions d'information et d'images prises dans d'autres pays pour les attribuer aux manifestations au Togo constituent des infractions qualifiées de provocation à la commission de crime et délits, de diffusion de fausses nouvelles, de dénonciations calomnieuses passibles de sanctions pénales et demandé à leurs auteurs de cesser ces agissements.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.