Eboulement d’une décharge en Guinée: le laxisme du gouvernement pointé du doigt

Une pelleteuse s'active parmi les ordures et les décombres pour tenter de retrouver d'éventuels survivants.
© REUTERS/Saliou Samb

Neuf personnes ont été tuées dans l’éboulement d’une décharge provoquée par les fortes pluies, ce mardi 22 août à Conakry. Quarante-huit heures après le drame, les dénonciations et accusations fusent de partout. Des observateurs et analystes politiques dénoncent le laxisme du gouvernement dans la gestion de cette zone.

C’est dans la douleur et la tristesse qu’une foule immense de parents, amis et sympathisants des victimes de l’éboulement de la décharge de Hamdallaye ont procédé, mercredi 23 août, à leur inhumation.

Le ministre de la Sécurité Abdoul Kabélé Camara et le chef de l’opposition Cellou Dalein Diallo étaient notamment présents. Et dans la foule, des voix se sont élevées pour dénoncer « le laxisme du gouvernement guinéen dans ce drame ».

Parmi ces voix, celle du député Sékou Benna Camara, président de la commission Environnement et ressources naturelles à l’Assemblée nationale : « Le gouvernement pouvait être proactif par rapport à ce drame, parce que, je l’ai dit et je le répète partout, à tout moment : Concasseur est une bombe à retardement. »

Un humain ne peut pas vivre dans de telles conditions. (...) Nous demandons aux autorités d’ouvrir leurs yeux sur les vrais problèmes de la Guinée.
Sékou Benna Camara, député guinéen

Si Concasseur, le quartier-dépotoir situé en plein cœur de Conakry, est une bombe à retardement, c’est que du gaz carbonique se dégage nuit et jour de cette décharge, même en saison des pluies, lorsque des milliers de personnes vivent autour de cette décharge.

Appel à la fermeture de la décharge

« Un humain ne peut pas vivre dans de telles conditions. Il y a des eaux de ruissellement et la nappe phréatique est souillée. L’eau qu’ils boivent est souillée. La santé de près de 800 000 Guinéens qui vivent à côté est en danger », dénonce Sékou Benna Camara.

Le député invite le gouvernement à prendre des mesures drastiques, rapidement : « Ce dépôt doit être fermé. Nous demandons aux autorités d’ouvrir leurs yeux sur les vrais problèmes de la Guinée. C’est ça qui nous assaille maintenant ! »

Ce sont au total neuf corps qui ont été inhumés ce mercredi au cimetière de Dar es Salam dans la banlieue de la capitale.

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