Libye: la Croix-Rouge alerte sur la pénurie de médicaments dans les hôpitaux

L'entrée du service d'urgence de l'hôpital de Misrata, en Libye.
© STRINGER / AFP

Alors que le nombre de blessés et de malades va croissant en Libye, les soins d’urgence et la prise en charge de malades chroniques sont mis à mal par une pénurie de médicaments. Le Comité international de la Croix-Rouge s’en inquiète et agit sur place pour aider les centres hospitaliers à continuer les soins.

Les hôpitaux libyens sont dans une situation critique. C’est le constat que dresse le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui alerte notamment sur une pénurie de médicaments nécessaires à la prise en charge de maladies chroniques.

Le CICR a annoncé ce jeudi 24 août avoir distribué des fournitures médicales dans trois hôpitaux ces deux dernières semaines : L'hôpital Al-Wahda de Derna, le centre de traumatologie Al-Jalaa de Benghazi et la polyclinique d'Ajaylat.

Si le CICR se félicite que cette récente livraison ait pu s’effectuer « avec l'autorisation des parties au conflit », il se dit par ailleurs inquiet de « la détérioration de l'infrastructure en Libye, causée par un manque d'entretien et d'attention ».

« Beaucoup de Libyens n’ont pas les moyens de se faire soigner correctement »

« Les besoins sont malheureusement de plus en plus importants, sachant que la situation économique du pays est vraiment en déliquescence et, forcément, les infrastructures médicales sont touchées. Beaucoup de Libyens n’ont pas les moyens de se faire soigner correctement », explique à RFI Shahïn Ammane, responsable communication du CICR en Libye.

A cela s’ajoute « un manque cruel de produits permettant de mener à bien les opérations chirurgicales », mais aussi d’assurer la prise en charge des patients touchés par des maladies chroniques, indique le porte-parole du CICR.

« Le CICR délivre aujourd’hui des produits médicaux à plus de trente hôpitaux à travers le pays, en apportant ce que l’on appelle des kits de soins d’urgence pour les blessés de guerre. Mais aussi, des produits pour les cas de maladies chroniques, comme les diabétiques, en apportant de l’insuline aux hôpitaux qui ont un cruel manque, pour pouvoir parer aux plus grandes urgences », détaille Shahïn Ammane.

Les besoins sont malheureusement de plus en plus importants, sachant que la situation économique du pays est vraiment en déliquescence et, forcément, les infrastructures médicales sont touchées.
Shahïn Ammane
24-08-2017 - Par RFI