RDC: près de 140 personnes portées disparues après des éboulements en Ituri

De nombreux axes sont difficilement praticables dans l’Ituri, province du nord-est de la République démocratique du Congo.
© RFI/Habibou Bangré

En Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), une semaine après les éboulements qui ont dévasté un campement de pêcheurs, sur les bords du lac Albert, le nombre de morts est estimé à 140. Il ne s'agit que d'une estimation car les difficultés d'accès compliquent le travail des secours, qui cherchent toujours les corps et désinfectent les lieux.

Seule la Croix-Rouge congolaise intervient sur place. Trois membres du bureau de Bunia ont été envoyés dans le village de Tara, accessible seulement par bateau. Ils sont aidés de huit volontaires déjà présents dans la zone avant le drame et d'habitants des villages voisins. Il faut dégager les corps des décombres : 24 personnes au total sont présentes sur ce chantier titanesque.

« Ils ont des séries de problèmes parce que certains corps se trouvent là où il y a de grosses pierres et ils n’ont pas d’engins pour déplacer ces grosses pierres. Ils sont donc en train de tout faire pour récupérer ces corps afin qu’ils soient enterrés dignement », explique le directeur de la gestion des catastrophes de la Croix-Rouge congolaise, Moïse Kobomgo Ngalula.

En une semaine, seules 28 victimes ont pu être dégagées et enterrées. Difficile de dire combien il en reste sous les décombres. Le chef du village ne peut que répertorier les personnes manquant à l'appel, elles seraient près de 140 en tout.

Le ministre et le gouverneur qui sont venus ont promis d'aider les familles.

Paul Umirambe, chef du village voisin du campement de pêcheurs
25-08-2017 - Par Marie Casadebaig

Le campement de pêcheurs comptait surtout des adultes, installés temporairement ici pour travailler. Ils laissent derrière eux, dans leur village d'origine, 279 enfants, selon l'Unicef. L'Organisation des Nations unies attend d'en savoir plus sur ces orphelins, leur âge et leurs besoins, mais les informations peinent à remonter d'une zone très isolée, où les communications téléphoniques sont quasiment impossibles.

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