Tanzanie: une ONG dénonce «le harcèlement des députés de l'opposition»

Un supporter du parti d'opposition Chadema dans une rue de Dar es Salaam, la capitale économique de la Tanzanie en 2015. (image d'illustration)
© AFP PHOTO / DANIEL HAYDUK

En Tanzanie, la principale organisation de défense des droits de l'Homme - le Centre pour les droits juridiques et les droits de l'Homme (LHRC) - a publié un communiqué ce jeudi 24 août dénonçant le harcèlement par les autorités des députés de l'opposition. Selon l’organisation, des arrestations d'hommes politiques se multiplient.

Le Centre pour les droits juridiques et les droits de l'Homme dénonce « le harcèlement des députés de l'opposition ». Cette semaine, Tundu Lissu, numéro 2 de l'opposition au Parlement, a été arrêté pour la 6e fois depuis le début de l'année. Et ceci pour « insulte au chef de l'Etat ». Il fait face aussi à la justice dans plusieurs affaires pour « sédition ».

Deux autres députés de l'opposition ont également été appréhendés récemment par les forces de l'ordre. Ces trois députés appartiennent au Chedama, le principal parti d'opposition. L'ONG de défense des droits de l'homme tanzanienne demande au gouvernement de « respecter le droit de tous les partis politiques à mener leurs activités librement conformément à la constitution tanzanienne qui reconnait le multipartisme ».

Au début du mois, la Fédération internationale des droits de l'homme s'est elle aussi inquiétée de cette restriction des libertés opérée depuis l'arrivé au pouvoir du président Magufuli fin 2015. Dans un rapport datant du 1 août, la FIDH dénonce la fermeture - parfois temporaire - de huit médias et l'arrestation de 27 journalistes ou défenseurs des droits. Elle pointe aussi 32 arrestations d'utilisateurs de réseaux sociaux suite à des critiques du gouvernement.