Adhésion des Comores à la SADC: quel enjeu pour le pays?

Le marché principal de Moroni, aux Comores.
© RFI/Anne Cantener

Les Comores, déjà Etat membre du Marché commun de l'Afrique orientale et australe (Comesa), ont adhéré à la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) lors de sa 37e session à Pretoria le week-end dernier. Quels enjeux pour l'archipel de l'océan Indien ? Quels espoirs sont fondés sur l'appartenance à cette institution sous-régionale ?

Les autorités comoriennes se félicitent de cette adhésion tant attendue à la SADC à l'instar de Djaffar Ahmed Saïd, vice-président  en charge du secteur privé : « Se retrouver dans cette intégration économique, c'est une chance pour les Comores. Des pays qui sont très développés vont aujourd'hui ramener les Comores vers le développement parce que ces pays auront l'obligation de travailler avec les Comores dans tout ce qui est finances et économie. »

Du côté des opérateurs économiques, en revanche, on est moins enthousiaste comme l'explique Faharate Mahmoud, ancienne présidente du patronat : « On est membres de plusieurs marchés communs, la SADC n'en est qu'un de plus. Des conventions signées, ça doit être appliqué : aujourd'hui, quand on achète quelque chose en Tanzanie, ça ne devrait pas être taxé ici. Ca l'est. Quand on achète quelque chose en Afrique du Sud, il y a un coût qui est excessif, mais déjà les produits ne circulent pas comme ils le devraient au niveau des pays du marché du Comesa. Donc, c'est pour ça qu'il n'y a aucun engouement au niveau du secteur privé sur notre adhésion à la SADC. »

Une adhésion à une institution très convoitée par le gouvernement comorien dont les opérateurs économiques sur place n'ont, en réalité, que faire.