Elections en Angola: polémique dans l’attente des résultats définitifs

Commission nationale électorale (CNE) lors des élections législatives de ce mois d'août 2017.
© RFI/Neidy Ribeiro

L’Angola est toujours dans l’attente des résultats définitifs des élections législatives du 23 août dernier. Les derniers résultats partiels, publiés vendredi 25 août par la Commission électorale, concernaient 98 % des suffrages et annonçaient une large victoire du MPLA, parti au pouvoir depuis l’indépendance de l’ancienne colonie portugaise. Les principaux partis d’opposition tout comme plusieurs figures de la société civile contestent non seulement ces chiffres mais aussi la validité du dépouillement et de la compilation des votes. Ils dénoncent des irrégularités mais n’ont, pour l’instant, entamé aucune action en justice.

Si le MPLA reste « droit dans ses bottes » et parle d’une victoire « inéquivoque et inévitable », les deux principaux partis d’opposition – Unita et Casa-Ce - affirment détenir des chiffres différents. Le parti du coq noir promet de révéler les siens lundi. Le président de l’Unita, Isaías Samakuva, s’est exprimé lors d’une conférence de presse, samedi soir, à Luanda.

« Le pays n'a pas encore de président élu, ni de députés élus. Nous devons tous rester sereins et continuer de surveiller ceux que nous payons pour nous servir dans la conduite du processus électoral », a-t-il déclaré.

Sans la nommer, c’est la Commission nationale électorale (CNE) qui est visée, accusée d’avoir procédé à l’opération de comptabilisation, en l’absence des représentants de partis et contrairement à ce que prévoit la loi.

Plus grave, il n’y aurait simplement pas eu de compilation des votes au niveau municipal, ni régional, ni national. Selon le journaliste et opposant, Raphael Marques, la CNE est donc « sous le feu » des critiques. Julia Ferreira, porte-parole de la CNE, s’est exprimée publiquement, samedi soir.

« Il y a des informations non véridiques, des informations, disons-le, infondées qui circulent à plusieurs niveaux. Ces informations tendent à déformer la réalité et visent à remettre en cause le bon déroulement du processus électoral et  les données officielles du scrutin », a-t-elle souligné.

L’Union européenne appelle, quant à elle, à terminer le processus dans la transparence.