Burkina Faso: un douanier tué dans une attaque contre une gendarmerie

Depuis 2015, le Burkina Faso fait l'objet d'attaques récurrentes (illustration).
© AFP PHOTO / SIA KAMBOU

Au Burkina Faso, des individus armés ont ouvert le feu sur la brigade de gendarmerie à Djibasso, située à une vingtaine de kilomètres de la frontière du Mali, jeudi 31 août au soir. Un douanier qui était assis non loin de là a été tué par balles et plusieurs motos appartenant aux gendarmeries ont été incendiées. Ce n'est pas la première attaque contre une brigade de gendarmerie dans le pays.

Il était environ 21h30 jeudi 31 août lorsque six assaillants à bord de trois motos ont attaqué le poste de gendarmerie de Djibasso. Les échanges de tirs avec les gendarmes ont duré une trentaine de minutes. Un douanier, assis non loin de là, a été tué par une balle. Trois motos de gendarme ont été incendiées, avant que les assaillants ne soient repoussés en direction de Kouna, en territoire malien, a précisé Alfred Ouanré, haut commissaire de la Kossi, une des 45 préfectures du Burkina.

Cette attaque est la dernière d'une série contre les gendarmeries, les commissariats de police et des positions des forces antiterroristes burkinabè stationnées dans le nord du pays. Depuis 2015, le Burkina Faso fait l'objet d'attaques récurrentes de la part de groupes terroristes. Le pays a subi plus d'une vingtaine d'attaques qui se sont soldées par plusieurs morts. Les groupes terroristes basés dans le Sahel font régulièrement des incursions en territoire burkinabè.

Les terroristes ne s'attaquent pas uniquement aux forces de sécurité, ils mènent aussi des opérations de représailles contre certaines personnes accusées de collaborer avec les services de sécurité. C'est ainsi qu'à Djibo, au mois de janvier, un imam a été tué.

Face à toutes ces attaques, les unités antiterroristes ont mené plusieurs opérations dans le nord du pays. Avec à la clé le démantèlement de certaines cellules et la mort de certains collaborateurs du prédicateur radical Ibrahim Malam Dicko, fondateur de Ansarul Islam.

Les brigades de gendarmerie et commissariats situés dans la partie du nord du pays sont dépourvus de clôture. Les effectifs sont aussi « insuffisants » pour contrer les attaques, affirme une source sécuritaire.

C'est dans ce contexte qu’après une alerte, les forces de sécurité ont renforcé leur dispositif au sein d’un établissement hôtelier de la ville de Bobo Dioulasso dans la nuit de vendredi pour une inspection des lieux. Mais il y a eu plus de peur que de mal.

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