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Angola

Angola: la Commission électorale rejette les fraudes pointées par l’opposition

Un assesseur présente l'urne vidée lors du dépouillement des élections à Luanda, en Angola, le 23 août 2017.
© MARCO LONGARI / AFP

En Angola, la Commission nationale électorale (CNE) proteste contre les déclarations de l'opposition. Quatre partis de l’opposition dont l'Unita, principal perdant de ce scrutin, réclament un recomptage des votes du scrutin législatif du 23 août. Le président de la Commission nationale électorale, André da Silva Neto, a réagi, ce lundi 4 septembre, lors d’une conférence de presse à Luanda. Il rejette les accusations de fraudes de l’opposition.

A deux jours de la proclamation des résultats définitifs des élections du 23 août et avant même l'annonce, la polémique s'installe. Disparitions d'urnes, apparitions de nouvelles, disparitions de bulletins... Pour l'Unita, la Casa-CE et deux autres formations, il faut revoir le processus électoral, « inconstitutionnel et illégal », selon eux. André da Silva Neto, président de la CNE, affirme que ces accusations sont sans fondement.

« La supposée disparition d’urnes et de bulletins de vote ; l’apparition de nouvelles urnes, entre autres irrégularités dénoncées, n’ont à aucun moment été évoquées par les responsables des bureaux de vote ni par les mandataires désignés. Elles sont, de ce fait, inopportunes et infondées car elles ne sont pas basées sur des éléments probatoires crédibles », a-t-il souligné.

« Ce n’est pas de la compétence des partis politiques de vérifier l’inconstitutionnalité et l’illégalité des actes de la Commission nationale électorale mais uniquement du tribunal, dans ce cas, la Cour constitutionnelle. Le degré de maturité politique déjà atteint par notre démocratie ne peut tolérer les prétentions d’arrangements politiques visant la création d’organes de direction ad hoc, hors du cadre légal et constitutionnel, pour résoudre des prétendus conflits électoraux », a ajouté André da Silva Neto.

Le président de la CNE rejette toute éventualité de revenir sur le scrutin et appelle la population au calme.

« La Commission nationale électorale a entériné le dépouillement définitif des régions, le 30 août 2017, rendant inopportune et irréalisable une quelconque prétention de revenir dessus », a-t-il déclaré tout en rejetant un quelconque parallélisme « vécu dans d’autres réalités électorales comme les auteurs de la déclaration prétendent le faire », et de conclure que les partis qui dénoncent les résultats sont de mauvaise foi et cherchent à « décrédibiliser le processus électoral » en cours.

Il appelle par ailleurs la population angolaise au calme et à rejeter fermement « toute déclaration ou tout autre comportement qui portent atteinte à la stabilité du processus électoral et à la paix sociale durement gagnée », a précisé le président de la Commission nationale électorale angolaise.

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