Intempéries meurtrières en Mauritanie

Dans plusieurs villages près du fleuve Sénégal, des habitations en banco, bois ou tôles, se sont envolées ou effondrées sur leurs propriétaires (photo d'illustration).
© I.Strauss/RFI

De forts vents accompagnés de pluie ont balayé plusieurs régions du sud de la Mauritanie dans la nuit du 4 au 5 septembre, faisant 15 morts et plusieurs dizaines de blessés. Quelques centaines de personnes se retrouvent également sans abri.

« On n'avait jamais vu de tels vents, on aurait dit une tornade », témoigne un journaliste de Boghé, une ville située près du fleuve Sénégal. Dans plusieurs villages de la commune, des habitations en banco, bois ou tôles, se sont envolées ou effondrées sur leurs propriétaires.

Neuf personnes ont été tuées et 26 autres blessées, dont 11 ont dû être transportées à l'hôpital régional d'Aleg, selon le gouverneur de la région

Abderrahmane ould Mahfoud, qui a promis une assistance rapide aux sinistrés. Des sinistrés en situation précaire : dans le village d'Houdallaye par exemple, de nombreux habitants sans abri ont dû être installés dans une école tandis que dans plusieurs localités, les lignes électriques ont été arrachées par le vent. Ils seraient encore plus nombreux à se retrouver sans toit autour de Kiffa, dans la région voisine de l'Assaba.

Cette même tempête a soufflé entre 400 et 500 habitations précaires, en particulier dans les villages au sud de la ville, affirme Cheikh ould Ahmed Mody, journaliste à Kiffa-info. Six personnes, dont les cinq membres d'une même famille, ont été tuées, là aussi dans l'effondrement de leur maison, précise-t-il.

A Bogué comme à Kiffa, les autorités locales et les rares ONG se mobilisent, mais faute de moyens, espèrent que les aides d'urgence, notamment en vivres, bâches et nattes, ne tarderont pas à arriver.