Bien mal acquis: clôture en France de l'instruction sur le volet gabonais

L'ex-président Omar Bongo Ondimba est mort en 2009.
© (Photo : Présidence du Gabon)

En France, l'instruction sur le volet gabonais des affaires des « biens mal acquis » est terminée. Les juges chargés de l'enquête l'ont notifié aux parties à la fin du mois dernier. Les parties ont désormais trois mois pour intenter d'éventuels recours avant que le dossier soit transmis au parquet national financier pour ses réquisitions. Un nouveau délai d'un mois courra alors avant qu'une décision soit prise sur le renvoi de l'affaire devant un tribunal. Une affaire dans laquelle aucun membre du clan Bongo n'est mis en examen.

Seuls les dirigeants d'une présumée société-écran sont actuellement dans le collimateur de la justice française. Trois hommes soupçonnés d'avoir blanchi l'argent public détourné par l'ancien dirigeant du Gabon en achetant pour le compte d'Omar Bongo des propriétés immobilières et mobilières en France.

Les magistrats sont parvenus à identifier et à saisir, à titre préventif, un patrimoine suspect d'une valeur supérieure à 44 milliards de francs CFA. Un montant considérable au regard des émoluments de feu Omar Bongo, évalués par les juges français à un peu moins de 120 millions de CFA par an.

Mais ces 44 milliards pourraient être bien inférieurs à ce dont le clan Bongo a hérité en 2009 à la mort de l'ancien président. L'association Transparency International affirmait, à l'époque, avoir identifié 33 propriétés au total dans la capitale française et dans la région de Nice.

Au début de l'été s'est tenu, à Paris, le premier procès des « biens mal acquis ». Il concernait le fils du président équato-guinéen, Téodorin Obiang. Le jugement est attendu fin octobre. Dans le volet gabonais, c'est fin décembre ou début janvier que l'on saura si le dossier est renvoyé devant un tribunal.

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