Kenya: Odinga accuse l’entreprise Safran d’avoir «subverti la volonté du peuple»

Préparatifs du vote par des agents de la commission électorale dans un bureau de vote de Nairobi, le 7 août 2017.
© REUTERS/Thomas Mukoya

Au Kenya, Raila Odinga appelle le gouvernement français à ouvrir une enquête sur une entreprise qu’il accuse d’avoir « subverti la volonté du peuple ». Le candidat de l’opposition a accusé Safran, une entreprise française, d’avoir fourni à la commission électorale kényane des services technologiques non conformes à la loi kényane. En réalité, Safran a vendu la filiale mise en cause, Morpho, à la fin mai, c’est-à-dire plus de deux mois avant le scrutin.

L’opposant Raila Odinga accuse une filiale de Safran d’avoir trempé dans ce qu’il qualifie de « crime haineux », c’est-à-dire le fiasco électoral au Kenya. Dans un communiqué, la Nasa, la Super alliance nationale, affirme que Safran a fourni à la commission électorale un système inadéquat. Elle affirme notamment que les messages SMS étaient faciles à pirater en faveur du président sortant.

Raila Odinga est allé plus loin, pressant la France de faire la lumière dans cette affaire : « Nous disons que le gouvernement français devrait enquêter sur Safran qui a fourni le système de gestion électoral intégré qui a échoué. »

La filiale de Safran mise en cause, Morpho, a été cédée en mai pour près de 2,5 milliards d'euros à Advent International et intégrée à Oberthur Technologies, sous le nom de OT Morpho. Le système qu'elle a vendu à la commission électorale kényane permet la reconnaissance biométrique des électeurs et également la transmission des résultats.OT Morpho assure que le système n'a pas été piraté au Kenya et qu'il n'a fait l'objet d'aucune tentative d'intrusion.