Republier
Afrique du Sud

La psychose se répand après un nouvel assassinat politique dans le KwaZulu-Natal

Une vue de la ville Durban, dans le KwaZulu-Natal, en Afrique du Sud.
© AFP PHOTO / GIANLUIGI GUERCIA

En Afrique du Sud, la mort de l'ancien secrétaire général de la Ligue de jeunesse de l'ANC en début de semaine a envoyé une onde de choc dans la province du KwaZulu-Natal. Sindiso Magaqa avait été pris pour cible avec deux de ses collègues alors qu'il sortait d'une réunion au sud de Durban, le 13 Juillet. Il a finalement succombé à ses blessures à l'hôpital, ajoutant son nom à la longue liste des victimes d'assassinats politiques dans la province.

Julius Malema, qui avait travaillé avec lui lorsqu'il était président de la Ligue de jeunesse de l'ANC, a salué la mémoire d'un « frère ». Le chef du parti EFF a indiqué qu'il souhaite participer aux funérailles de Sindiso Magaqa, mais uniquement si sa sécurité est assurée sur place.

Ces violences ne sont pas rares dans la région du KwaZulu-Natal, particulièrement à l'approche d'échéances électorales, mais elles se sont intensifiées ces derniers temps.

Une commission d'enquête a été mise sur pied en octobre 2016 pour tenter d'éclaircir les causes de ces assassinats politiques. La compétition entre élus semble être l'une des raisons. La corruption est également pointée du doigt.

L'ANC veut éclaircir le problème

Cette semaine, l'ANC dans le KwaZulu-Natal a promis de mettre en place deux équipes chargées d'établir les motifs derrière ces meurtres et de promouvoir l'unité des élus au niveau local.

Pourtant, le parti majoritaire avoue qu'il n'a pas les moyens de protéger tous ses conseillers. Après la mort de Sindiso Magaqa, la psychose gagne du terrain. La députée « dissidente » de l'ANC, Makhosi Khoza s'est dite inquiète pour sa vie ce vendredi.

Celle-ci doit comparaitre en principe dimanche devant une commission disciplinaire, dans la province du KwaZulu-Natal, pour avoir appelé à voter contre Jacob Zuma lors du récent vote de défiance au Parlement.

Makhosi Khoza a accusé l'ANC de vouloir lui tendre un piège en la convoquant dans cette province sous tension. Et dit craindre « une embuscade ».

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.