Angola: l’opposition dépose un recours contre les résultats des élections

Les supporters de l'Unita au meeting de fin de campagne, lundi 21 août 2017.
© RFI/Sonia Rolley

L'Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita), principal parti de l'opposition, a présenté ce vendredi 8 septembre un recours devant la Cour constitutionnelle après l'annonce de la victoire du Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (MPLA), parti au pouvoir, aux élections du 23 août. Alcides Sakala, porte-parole de l'Unita, affirme que les députés du parti ne siègeront pas au futur Parlement.

Selon les résultats définitifs proclamés, mercredi soir, par la Commission nationale électorale (CNE), le MPLA, au pouvoir en Angola depuis l’indépendance de 1975, a recueilli 61,07 % des suffrages et une majorité absolue de 150 des 220 sièges du Parlement. Dès lors, et conformément à la Constitution, le candidat du MPLA et ex-ministre de la Défense, João Lourenço, 63 ans, doit être investi, à la fin du mois de septembre, président de la République.

L’Unita ainsi que deux autres partis de l’opposition affirment que cette victoire du MPLA n'est pas légale et que les règles, en matière d'élections, n'ont pas été respectées. Joint par RFI, Alcides Sakala, porte-parole de l’Unita qui a obtenu 26,67 % des voix et 51 députés, annonce qu’il n’est pas question de siéger dans la nouvelle Assemblée et que la Justice a été saisie.

« C'est exclu que l'on siège au Parlement. Nous l'avons déjà dit, l'Unita refuse d'accorder toute légitimité à des institutions issues d'actions contraires à la Constitution et à la loi. Il existe un contentieux électoral, à propos duquel nous avons saisi la justice. Nous verrons ensuite ce qui va en découler. Nous faisons appel aux tribunaux et à d'autres formes de lutte pour défendre la démocratie et la souveraineté populaire », a-t-il affirmé.

Et de réitérer que le processus électoral a été « terni par des irrégularités depuis le début ». Des faits dénoncés par l’Unita et d'autres partis pendant la campagne. Alcides Sakala s’insurge : « Nous voilà aujourd'hui sans avoir obtenu de solutions, alors que l'on est en face de mesures qui violent même la loi électorale et la Constitution. Le seul recours dont nous disposons, c'est de faire appel à la justice », souligne-t-il.

La Cour constitutionnelle disposera alors de 72 heures pour se prononcer.

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