Nigeria: un «plan sinistre» de Boko Haram déjoué

Des soldats nigérians inspectent les quartiers de Boko haram à Bama, le 25 mars 2015 (photo d'illustration).
© AFP PHOTO / NICHOLE SOBECKI

Au Nigeria, l’Agence nationale de renseignement a annoncé, samedi 9 septembre, avoir déjoué un « plan sinistre » de Boko Haram. Le groupe islamiste aurait prévu de mener une série d'attaques coordonnées, début septembre, durant la célébration de l'Aïd-el-Kébir, dans les Etats d’Abuja, Kan, Kaduna, Niger, Bauchi, Yobe et Borno.

La menace de Boko Haram plane toujours au Nigeria. L'attaque, vendredi soir, du camp de déplacés de Ngala, dans l'Etat de Borno, est la dernière action en date. Ce camp, proche de la frontière avec le Cameroun, abrite près de 80 000 personnes. Des éléments de Boko Haram l'ont visé avec une grenade tirée au lance-roquette, tuant au moins sept personnes. Cette fois-ci, les attaques de Boko Haram devaient cibler sept Etats de la moitié nord du Nigeria.

Selon Tony Opuiyo, porte-parole de l’Agence nationale de renseignement, le Department of State Services (DSS), les insurgés prévoyaient des « attaques armées » et des « attaques-suicide à l’explosif ». Le présumé maître d’œuvre de ces attaques planifiées est d’ailleurs présenté comme un spécialiste des explosifs et il est connu sous le nom d’Husseini Mai-Tangaran.

Selon la DSS, il a été impliqué dans l'attentat de novembre 2014 contre la mosquée de Kano, dans le nord-est du Nigeria. L’attaque avait tué au moins 120 personnes. Il appartiendrait à la faction de Boko Haram dirigée par Abu Mus’ab al-Barnawi et reconnue par le groupe Etat islamique.

Les services de sécurité nigérians affirment avoir arrêté Husseini Mai-Tangaran, le 31 août, dans la ville de Kano. Son arrestation aurait permis d’arrêter d’autres suspects, entre trois et cinq, selon les médias nigérians.

Le président Muhammadu Buhari, à son retour du Royaume-Uni, fin août, avait promis d’intensifier la lutte contre Boko Haram qui se signale par des attaques récurrentes. Mardi dernier, Amnesty International, organisation de défense des droits de l'homme, déclarait que 400 civils en avaient été victimes, depuis le mois d'avril, au Nigeria et au Cameroun voisin.

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