Au Togo, la nouvelle session parlementaire commence dans un climat de défiance

Manifestation de l'opposition le 6 septembre 2017 au Togo.
© PIUS UTOMI EKPEI / AFP

Une nouvelle session a été ouverte, ce jeudi matin, au Parlement togolais. Les députés se préparent à étudier le projet de loi du gouvernement sur des réformes de la Constitution dès ce vendredi. Mais le texte est déjà critiqué par l'opposition, car il ne comprend pas cette phrase « en aucun cas, nul ne peut faire plus de deux mandats », ce qui rendrait donc possible une réélection du président Faure Gnassingbé. Un climat de méfiance, donc, et d’ailleurs, certains députés de l'opposition ont d’ores et déjà quitté l’Assemblée.

Tous les députés de l'opposition, y compris ceux de l'Union des forces de changement, ont quitté la salle de plénière au moment où le président de l'Assemblée a introduit la proposition de loi sur la scolarité des étudiants de la zone de l'Union économique et monétaire ouest-africaine au Togo. « La situation est urgente, on devrait consacrer la session à l'étude de la loi portant modification de la Constitution », a déclaré Aimé Gogué de l'Alliance pour la démocratie et le développement intégral avant de s'en aller.

Théâtralisation

Pour Patrick Lawson, de l'Alliance nationale pour le changement, on ne peut pas perdre des vies humaines et revenir faire de la théâtralisation dans une salle pour un sujet qui ne préoccupe pas les Togolais en ce moment. « Nous avons dit qu’une session extraordinaire qui porterait sur un sujet autre que la réforme constitutionnelle ne correspondait pas à l’état d’âme et aux préoccupations des Togolais en ce moment précis ».

« Il n'est pas question de parler d'autres choses, renchérit Sambiani Djimongou de l’UFC. Nous sommes en crise et la situation nous interpelle tous. Nous avons demandé à ce que la priorité soit donnée au projet plus important de la révision de la Constitution ».

Clôture après le vote

La session se poursuit, elle sera clôturée après le vote de ce texte. Une autre session sera aussitôt ouverte et c’est elle qui doit alors examiner le projet de loi portant modification de la Constitution.