Côte d’Ivoire: les autorités jouent l’apaisement face à la colère des étudiants

Université Félix-Houphouët-Boigny à Cocody, Abidjan, Côte d'Ivoire.
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En Côte d'Ivoire, au lendemain d'affrontements à Abidjan entre les forces de l'ordre et des étudiants qui protestaient contre la hausse des frais d'inscription dans l'enseignement secondaire, les autorités ont réagi. La ministre ivoirienne de l'Education a assuré que les frais d'inscription fixés par l'Etat, et s'élevant à 6 000 francs CFA soit 9 euros, n'ont pas changé pour l'année 2017. Kandia Camara a aussi déclaré que des poursuites allaient être engagées à l'encontre de la FESCI, la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire, le syndicat à l'origine de la manifestation.

« Il n'y a eu aucune augmentation des frais d'inscription », c'est ce qu'a martelé Kandia Camara, la ministre de l'Education face à la presse ce jeudi. Et l'Etat n'a rien à voir, assure-t-elle, avec toute autre cotisation exceptionnelle, laissée à la discrétion des parents d'élèves : « Ce n’est ni le gouvernement ni le ministère, ce sont les parents d’élèves eux-mêmes, au cours d’une assemblée générale, en fonction des besoins de l’établissement qui déterminent s’il doit y avoir cotisation et le montant de la cotisation. Vraiment de plein gré ».

La ministre a rappelé que les activités syndicales étaient interdites dans les établissements secondaires et a accusé la FESCI d'être à l'origine des violences de ce mercredi. De fait, le ministère de l'Education va porter plainte contre le secrétaire général du syndicat estudiantin, Fulgence Assi.

Ce dernier dément toute violence de la part des étudiants et assure qu'au contraire au moins trois d'entre eux ont été blessés par les forces de l'ordre. Fulgence Assi maintient ses accusations, les parents d'élèves sont soumis à toute une série de frais annexes injustes, et ce, contre leur gré : « La FESCI n’a posé aucun acte répréhensible. La FESCI campe sur sa position et demande l’annulation de tous les frais qui constituent pour nous un obstacle à la scolarisation d’un grand nombre d’élèves ».

La FESCI appelle donc à une nouvelle journée de mobilisation ce lundi.