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Guinée

Guinée: les tensions persistent à Boké

Vue de Conakry, en Guinée (photo d'illustration).
© Getty Images/Waldo Swiegers/Bloomberg

Le bilan s'alourdit à Boké, à quelques centaines de kilomètres de la capitale guinéenne. Au moins deux manifestants sont décédés et plus d'une cinquantaine de personnes sont blessées, dont plusieurs par balle. Les manifestants réclament toujours les services sociaux de base. Des bâtiments ont été saccagés dont le siège local du RPG, le parti présidentiel.

Depuis que des heurts ont éclaté entre manifestants et forces de sécurité mardi soir 12 septembre, les jeunes ne décolèrent pas. Ce vendredi, ils ont mis à sac le siège du RPG, le parti au pouvoir. Pourtant, au départ de ce mouvement, une seule motivation pacifique et apolitique : exiger le retour de l'électricité, quasiment coupée suite à une panne d'un générateur depuis une dizaine de jours.

Puis, avec l'arrivée de contingents de forces de sécurité en provenance de Conakry, les deux décès côté manifestants, la cinquantaine de blessés dont plusieurs par balle, la première des revendications est désormais de démilitariser les rues.

Les jeunes demandent également le départ du gouverneur et du préfet de la région, vu en partie responsable des difficultés sur place. «  Boké est une ville minière avec des richesses. On ne peut pas comprendre que la population soit en manque d'eau potable et d'électricité. Les jeunes sont révoltés », explique Elie Kamano, artiste engagé, arrivé sur place vendredi après-midi. De son côté, le gouvernement, discret, assure que les réparations pour le retour de l'électricité sont en cours.

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