Gabon: les chefs d'accusation contre F. Massavala et P. Oyougou rendus publics

Vue aérienne de Libreville (image d'illustration).
© liewig christian/Corbis via Getty Images

Au Gabon on sait un peu plus sur l'arrestation des opposants Frédéric Massavala et Pascal Oyougou, tous deux proches de Jean Ping. Dans un point de presse ce samedi 16 septembre à Libreville, le procureur de la République Steeve Ndong Essame Ndong a révélé pour la première fois ce qui est reproché à ces deux opposants qui sont actuellement en détention à la prison centrale de Libreville. 

Le procureur de la République, Steeve Ndong Essame Ndong a d'abord évoqué le cas de Frédéric Massavala Maboumba. Ce porte-parole des partis qui soutiennent Jean Ping est accusé d'avoir surchauffé et incité les manifestants à investir, sans autorisation, l'espace public avec une marche.

Le juge d'instruction l'a inculpé pour les délits suivants : « provocation directe à un attroupement non armé et instigation aux actes ou manœuvres de nature à provoquer des troubles ou manifestations contre l’autorité de l’Etat ».

Frédéric Massavala risque de un à dix ans de prison.

De son côté, Pascal Oyougou, secrétaire général adjoint du Rassemblement Héritage et Modernité, parti d'Alexandre Barro Chambrier, risque au minimum dix ans de prison ferme. Une investigation réalisée à son domicile a permis de saisir un « plan de déstabilisation » du Gabon. Il serait aussi le commanditaire d'une attaque d'un convoi des camions grumiers.

« Au regard de la gravité des faits reprochés à ce dernier, il a été inculpé pour répondre du crime de complot contre l’autorité de l’Etat et du délit d’acte ou manœuvre de nature à compromettre la sécurité publique », a déclaré le juge d'instruction.

Entre fin août et début septembre, 13 autres Gabonais ont été jetés en prison pour des motifs politiques. Ils seront jugés avant fin septembre, selon le procureur.