ONU: António Guterres croit en «une solution politique pour la Libye»

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi lors de la réunion sur la Libye en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, à New York, le 20 septembre 2017.
© REUTERS/Lucas Jackson

La Libye était au menu des discussions d'une réunion de haut niveau en marge de l'Assemblée générale de l’ONU mercredi 20 septembre. L'envoyé spécial des Nations unies, Ghassan Salamé, a présenté sa feuille de route pour aboutir à des élections crédibles et à une vraie alternance politique. Cette initiative fait suite à l'accord de La Celle-Saint-Cloud, en juillet dernier, lors duquel les deux hommes forts du pays, Fayez al-Sarraj, à la tête du gouvernement d'entente nationale, et le maréchal Haftar, qui dirige l'Est libyen, s'étaient engagés à respecter le cessez-le-feu et à tenir des élections dès que possible. L'ONU veut maintenant construire sur ce «momentum».

Avec notre correspondante à New York, Marie Bourreau

A l'opposé des nombreuses crises discutées en marge de cette Assemblée générale, il existe « une vraie opportunité pour une solution politique en Libye », a assuré António Guterres en préambule de cette réunion de haut niveau. Une dizaine de dirigeants participaient d’ailleurs à ces consultations, dont le président Emmanuel Macron, le Premier ministre Fayez al-Sarraj, de même que le président égyptien qui soutient le général Haftar. Preuve que les acteurs de cette crise veulent peser de tout leur poids pour une résolution politique rapide de ce conflit.

Selon la feuille de route présentée – et qui aurait obtenu un soutien unanime –, les accords de Skhirat doivent rester le cadre de discussions, mais « ils doivent être amendés », a précisé Ghassan Salamé, l'envoyé spécial des Nations unies dans le pays. Il espère donc réunir très prochainement un comité chargé de revoir ces accords, de même qu'une conférence devrait se tenir à l'ONU à une date non précisée pour réintégrer, a-t-il souhaité, tous les acteurs ostracisés ou marginalisés sur l'échiquier libyen.

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Interrogé sur ce qui pourrait retarder ce plan d'action, l'envoyé spécial n'a toutefois pas caché que sa mission serait difficile : pour de nombreuses personnes, a-t-il noté, le statu quo reste préférable.