Togo: l'opposition reste mobilisée

Des manifestants à Lomé, au Togo, lors de la mobilisation contre la réforme de la Constitution, le 20 septembre 2017.
© Anne Cantener/RFI

Au Togo, Faure Gnassingbé est à la tête du pays depuis 2005. Et avant lui, c'était son père. Pour l'opposition, cela suffit. Elle ne cesse de réclamer une réforme de la Constitution qui limiterait le nombre de mandats présidentiels, avec effet immédiat. Après une mobilisation hier, mercredi 20 septembre, une nouvelle manifestation a lieu aujourd’hui, notamment à Lomé, la capitale du pays.

Après un tour à Bè-Gakpoto, et à Agoé plus au nord de la capitale Lomé, les manifestants continuaient d’arriver au lieu du rassemblement, en ce début d'après-midi. A Agoé particulièrement, ils se mettaient en place dans une ambiance plus électrique qu’hier. Les responsables politiques ont quitté aussi le siège de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA) pour rejoindre ces manifestants après avoir animé peu avant un point de presse. Lors de celui-ci, les responsables de la coalition ont évoqué la situation préoccupante de l’intérieur du pays et ce qui s’y passe. A Dapaong, les manifestants de l’opposition sont infiltrés par des milices. A Kara, des agressions de responsables de l’opposition ont été perpétrées à leur domicile. A Sokodé, ce sont des forces de sécurité et militaires qui sont déversées dans la ville et qui procèdent à des perquisitions musclées dans les concessions. A Basiloa, on déplore 77 blessés et des expéditions punitives qui étaient menées jusqu’à ce matin, ont annoncé, aujourd'hui, les opposants.

Ils ont évoqué enfin le cas particulier de Mango où il y a des incendies partout dans la ville. Les populations fuient pour se réfugier en brousse. On entend des tirs dans la ville. Les manifestations hier, à Mango, ont fait un mort, un enfant d’une dizaine d’années, et 24 blessés, selon le ministre de la Sécurité et de la protection civile, Yark Damehane.