Togo: l'opposition affine sa stratégie pour les prochains jours

Police anti-émeutes à Lomé le 8 septembre 2017 lors des manifestations de l'opposition pour réclamer la démission du président Faure Gnassingbe (photo d'illustration).
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Au Togo, l'opposition affine sa stratégie après deux nouvelles journées de manifestation cette semaine. Elle réclame toujours un retour à la Constitution de 1992 et surtout le départ du président. Les manifestants étaient moins nombreux cette fois-ci que lors des précédentes mobilisations début septembre, mais l'opposition a déjà prévu de nouveaux rassemblements.

La semaine prochaine, il devrait y avoir un seul cortège. Les responsables de l'opposition l'admettent : défiler dans des lieux différents mercredi et jeudi derniers a été une erreur. Des manifestants sur deux sites différents, l'un nettement dominé par la coalition CAP 2015 et l'autre par le PNP, n'a pas servi l'image d'unité que l'opposition tient absolument à montrer.

L'objectif est de maintenir la pression sur le gouvernement en vue d'éventuelles discussions avec le pouvoir. Et pour établir un rapport de force en vue d'éventuelles discussions avec le pouvoir. Certains opposants estiment que le référendum sur les réformes n'aura pas lieu, contrairement à ce qu'affirme le gouvernement. Ils pensent qu'un autre projet de loi pourrait en fait être présenté à l'Assemblée d'ici là.

Et les avis sont partagés sur la marche à suivre si cette éventualité se présente. La plupart des partis de l'opposition se disent prêts à étudier un nouveau texte. Pas question de marchander, explique l'un des responsables, mais nous sommes ouverts au dialogue. Un dialogue que refuse en revanche Tikpi Atchadam. Le leader du PNP, de plus en plus discret, se dit menacé, et il n'a pas participé aux manifestations cette semaine.