Afrique du Sud: les ennuis de l'ANC au Kwazulu-Natal

Nkosazana Dlamini-Zuma, ex-épouse du président Jacob Zuma et ancienne présidente de la Commission de l'UA, est née en 1949 dans la province sud-africaine du Kwazulu-Natal (est).
© RAJESH JANTILAL / AFP

En Afrique du Sud, le comité exécutif de l'ANC s'est réuni vendredi 22 septembre à Pretoria. Une rencontre exceptionnelle pour décider du sort de la section du parti dans la province du Kwazulu-Natal dont l'élection a été invalidée par la justice. L'ANC a encore jusqu'à mercredi pour faire appel du jugement. La décision est très attendue, car la région du Kwazulu-Natal aura un poids considérable dans la désignation du prochain président du parti en décembre.

C'est la province qui compte le plus de délégués de l'ANC. Lors du vote pour désigner le prochain président du parti en décembre, quasiment 1 délégué sur 5 viendra du Kwazulu-Natal. Mais l'ANC connait des perturbations dans la région, où la conférence élective a été invalidée par la justice sud-africaine il y a deux semaines à cause d'irrégularités.

Le porte-parole du parti a promis que l'ANC va mettre sur pied, d'ici mardi, un groupe de travail avec pour mission d'organiser au plus vite la tenue d'une nouvelle conférence élective dans la région. Il n'a cependant pas précisé comment seront désignés ses membres. Un détail non-négligeable, vu le poids prépondérant du Kwazulu-Natal dans l'élection du président du parti.

Les ennuis de l'ANC dans la région sont une mauvaise nouvelle pour les ambitions présidentielles de l'ex-femme du président, Nkosazana Dlamini-Zuma, qui avait les faveurs de l'équipe dirigeante du Kwazulu-Natal.

Il se pourrait que la région n'envoie aucun délégué pour la conférence élective de décembre. Un cas de figure qui s'est déjà présenté en 2012, lorsque la province du Free State avait été privée de participer au vote final. Seule différence, le Kwazulu-Natal représente 3 fois plus de voix que le Free State.