Algérie: la politique économique des mois à venir critiquée

Face au Parlement, le Premier ministre a martelé que l'Algérie avait les moyens de se financer, sans faire d'emprunt au FMI (photo d'archives).
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En Algérie, les autorités ont présenté cette semaine leur politique économique des mois à venir. Le Premier ministre Ahmed Ouyahia a défendu son projet de création de masse monétaire pour, dit-il, financer les salaires des fonctionnaires. Mais les orientations du gouvernement sont critiquées par l'opposition, la presse et les économistes.

Cela devait être une réponse anti-crise. Face au Parlement, le Premier ministre a martelé que l'Algérie avait les moyens de se financer, sans faire d'emprunt au FMI. Récupérer la fiscalité impayée, mettre en place une taxe sur les voyages, geler le budget de fonctionnement de l'Etat.

Voilà les propositions d'Ahmed Ouyahia qui a précisé que la décision des autorités de fabriquer de la monnaie serait maintenue pendant trois à cinq ans. Le reste du discours du Premier ministre a des airs de statu quo. L'Etat devait récupérer 270 millions de dollars de remboursement de prêts pour la création d'entreprises par les chômeurs. L'ardoise a été effacée. Les emplois aidés ? Maintenus. Les subventions aux produits alimentaires ? Maintenues aussi, du moins pour l'année prochaine. La construction de logements sociaux ?  Elle ne s'arrêtera pas.

Les économistes interrogés par la presse estiment tous que la première conséquence de ce plan, ce sera l'inflation, et surtout qu'aucun dispositif ne semble être mis en place pour sortir l'Algérie de la dépendance à ses exportations d'hydrocarbures.