Gabon: première convocation devant la justice de l’opposant Zibi

Vue aérienne de Libreville (Photo d'illustration datée de 2012).
© Photo by liewig christian/Corbis via Getty Images

Ambiance un peu particulière ce lundi 25 septembre au palais de justice de Libreville au Gabon. Un message diffusé sur les réseaux sociaux annonçait la tenue lundi du procès de l'ancien député du parti au pouvoir, Bertrand Zibi, qui avait démissionné de façon très spectaculaire devant le président Ali Bongo en pleine campagne électorale dans sa circonscription. Bertrand Zibi avait rejoint l'opposition et avait été interpellé au QG de Jean Ping dans la nuit du 31 août 2016. Son procès est très attendu. Mais en fait ce lundi, il était simplement présenté devant un juge d'instruction.

Bertrand Zibi est poursuivi pour plusieurs chefs d'accusation. Me Cédric Maguisset, l'un de ses trois avocats qui ont assisté à la séance de ce lundi, affirme que l'ancien député de Bolossoville est, entre autres, poursuivi pour détention illégale d'une arme à feu, séquestration et non-assistance à personne en danger.

Après la notification de ces chefs d'accusation, Bertrand Zibi a eu une confrontation avec un codétenu qui avait fait des déclarations accablantes contre lui.

La séance ne s'est pas passée comme une lettre à la poste. Bertrand Zibi est resté dans le bureau du juge durant cinq heures, de 14 heures à 19 heures. Il a ensuite été ramené dans sa cellule.

Selon Me Maguisset, la procédure est encore longue. D'autres confrontations entre la partie civile et la défense, suivies des réquisitions du parquet, sont prévues.

Le délai devient assez court, car selon le code de procédure pénale, pour toutes les accusations l'instruction doit durer 18 mois. Bertrand Zibi est en prison depuis 13 mois, le juge d'instruction n'a plus que 5 mois pour boucler son enquête. Interviendra ensuite un procès ou un non-lieu.